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Cancer du col: Un vaccin introduit dans le PEV

En prélude au lancement de l’introduction du vaccin contre le cancer du col de l’utérus dans le Programme élargi de vaccination (PEV), à partir du 30 octobre, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a tenu une session d’orientation avec les journalistes. Ce vaccin comportera deux doses espacées de 6 mois pour les filles de 9 ans. Pour ce vaccin, les postes et centres de santé, les écoles primaires, les Daaras et les cases de santé sont ciblés.

Le cancer du col reste un problème de santé publique. 38 nouveaux cas de cancer sont enregistrés et 84% de ces cas vont évoluer en cancer du col et frappe plus les pays à revenu faible. 266 décès à l’échelle mondiale et 8% des décès féminins sont dus au cancer. Pour le Sénégal, le cancer du col de l’utérus est le premier cancer gynécologique au Sénégal avec 34% des cas incidents et 30% des décès par cancer. La prévalence du virus du Papillome humain (VPH) est de 12,6% au Sénégal. Selon le coordinateur du PEV, Docteur Ousseynou Badiane, presque toutes les femmes ont été en contact avec le VPH. « C’est une infection sexuellement transmise lors des premiers rapports sexuels, voire par contact intime simple. Le préservatif ne peut pas préserver contre cette infection. Ces infections asymptomatiques sont  latentes ou transitoires et restent des  infections chroniques du col de l’utérus avec certains facteurs de risque », dit-il. Il s’agit, selon lui, l’âge du rapport sexuel, le nombre de partenaires sexuels au cours de la vie. Sur cette liste, on peut y ajouter les facteurs d’évolution vers le cancer du col de l’utérus,  l’immuno-dépression, le tabagisme, certains facteurs génétiques et la  forte charge virale.

Pour lutter contre le cancer du col chez les filles, ces acteurs misent sur une prévention primaire avec la vaccination des sujets neufs avant le premier rapport. Une prévention secondaire avec un dépistage précoce et systématique des lésions précancéreuses  et un traitement. La prévention tertiaire concerne les soins palliatifs. Le coordinateur du programme élargi de vaccination fait savoir toutefois que la vaccination anti VPH est la stratégie la mieux adaptée. « Le Sénégal n’est pas le premier pays à avoir introduit ce vaccin. Ceci a été déjà fait en Amérique du nord et dusud, Europe du nord, en Australie, premier pays à l’avoir introduit. En Afrique, ce sont les pays comme la Libye, l’Ouganda,le Rwanda et en Afrique de l’Ouest, c’est le Sénégal qui a été le premier pays à l’avoir introduit », dit-il.  Docteur Ousseynou Badiane rappelle que la phase pilote a été déroulée au district de Mékhé et Dakar Ouest (2014-2016) et l’enrôlement du District de Khombole à partir de 2016. La couverture vaccinale est de plus de 90%, avec la vaccination de plus de 50 000 filles âgées de 9 ans.

Ces progressions ont été facilitées par des facteurs ayant influencé le passage à l’échelle. Il s’agit de la demande sociale, la société civile, les  populations vivant dans les autres districts, l’acceptabilité du vaccin  par la population (bonne adhésion), l’absence de refus organisé et les professionnels de santé. Pour ce vaccin, les postes et centres de santé, les écoles primaires, les Daaras et les cases de santé sont ciblés. Une occasion pour le coordinateur du programme élargi de vaccination de soutenir que l’Etat dégage 3 milliards 100 millions FCfa pour l’achat des vaccins.

 

Ngoya NDIAYE

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