Confidences

Carim Camara présente «Lettre à un ami inconnu» confidence d’un touche à tout

  • Date: 7 août 2015

C’est son premier roman. «Lettre à un ami inconnu», un texte d’une centaine de pages publié chez l’Harmattan, porte la signature d’un «touche-à-tout » comme Carim Camara, l’un des deux premiers bacheliers de son village de Dindifélo, après un «brillant parcours» au Prytanée militaire de Saint-Louis. Enseignant depuis 19 ans, l’auteur s’adresse à chacun des lecteurs de ce roman où il questionne entre autres les relations entre le Nord et le Sud, l’injustice, la condition des femmes. Carim Camara est aussi journaliste pour la radio communautaire Kédougou Fm, correspondant pour l’Agence de presse sénégalaise (Aps), directeur de la Réserve Naturelle Communautaire de Dindifélo etc.

 C’est l’ouvrage d’un auteur «discipliné», dit son éditeur, absolument pas «niché sur ses certitudes», pas têtu pour un sou, et encore capable de revoir sa copie. Certains passages ou plus exactement une scène de son texte, dit encore Abdoulaye Diallo, « Lettre à un ami inconnu », 102 pages publiées chez l’Harmattan, n’auraient peut-être pas été du goût de tout le monde : plus pornographique qu’érotique, lui a-t-on gentiment fait comprendre, et Carmin Camara s’est comme qui dirait plié à cette sorte de «censure». Sans doute parce que c’est dans la nature de cet «affable» et «courtois» personnage qui dans l’après-midi d’hier, jeudi 6 août, présentait son premier roman au public de la Fondation Konrad Adenauer. Entre les mots, les phrases, les lignes et la syntaxe, c’est la directrice du musée Léopold Sédar Senghor, Mariama Ndoye Mbengue, qui a joué les guides : préfacière «par hasard» comme elle dit, peut-être, mais écrivain confirmé, et ancienne directrice du Livre et de la Lecture.

L’inconnu, dans ce livre, c’est un peu tout le monde, et l’ouvrage ressemblerait énormément à son auteur : «touche-à-tout», c’est un mot qui reviendra très souvent au cours de cette cérémonie, «éclectique», «fougueux», avec cette folle envie de «refaire le monde». Carmin Camara, qui trouve encore le temps d’écouter son «âme d’enfant», «observe, critique, se révolte», se laisse aller à quelques «réflexions acariâtres» sur l’injustice, lui qui n’hésite pas à parler de l’une de ses plus grandes frustrations. Né à Dindifélo dans la région de Kédougou, fils d’un père Imam qui prévoit qu’il lui succède, Carim Camara se trace une autre voie, et s’imagine déjà boursier d’une des plus grandes écoles militaires de ce monde. Normal quand on peut se vanter d’un brillant parcours au Prytanée militaire de Saint-Louis.
Au lieu de cela, il se retrouvera affecté comme «volontaire de l’éducation», là-bas dans le lointain village de Habibou, toujours dans la région de Kédougou. Ses premiers vrais écrits datent de cette période, et au début comme il dit, c’est plus un journal intime qu’autre chose, sorte de «condensé» de ses nombreuses expériences pour ne pas parler de ses mille et une vies.

Il s’en souvient encore : la première à lui avoir soufflé que son texte était «publiable», lui qui se contentait d’écrire comme il le sentait et sans imiter aucun de ces grands écrivains, c’est la directrice de la Fondation Konrad Adenauer. Ute Bocandé, s’est d’ailleurs amusée à lire quelques extraits de ce texte : toute une série de «pertinentes analyses de la société» entrecoupées de «visions poétiques», à la fois «sensible» et «clairvoyant».

« Lettre à un ami inconnu », correspondance épistolaire adressée à tous ses lecteurs inconnus, interpelle aussi bien les «politiciens» que ce que l’auteur appelle «le bas peuple». Et lorsqu’il parle de Kédougou, Carim Camara a une pensée pour toutes ces personnes que la ruée vers l’or («couleur du sang», «odeur de la mort») a comme qui dirait assujetties, et pour toutes ces fillettes qui se retrouvent à devoir porter plusieurs kilos de pierres (d’espoir ?) par jour.

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