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Cedaf de Ross-Béthio : Le manque de moyens grangrène son bon fonctionnement

Les Centres départementaux d’entraide et d’assistance aux femmes (Cedaf) seraient-ils des coquilles vides ? En tout cas, ils éprouvent de plus en plus de mal à répondre aux attentes de leurs bénéficiaires.

Source Walf fadjri

Les Centres départementaux d’entraide et d’assistance aux femmes (Cedaf) seraient-ils des coquilles vides ? En tout cas, ils éprouvent de plus en plus de mal à répondre aux attentes de leurs bénéficiaires.

(Correspondance) – Inaugurés en grande pompe l’an dernier, par les plus hautes autorités gouvernementales, les Centres départementaux d’entraide et d’assistance aux femmes (Cedaf) seraient-ils des coquilles vides ? En tout cas, ces entités qui avaient suscité un réel espoir auprès de la frange la plus importante de la population, éprouvent de plus en plus de mal à répondre aux attentes de leurs bénéficiaires. A Ross-Béthio, une localité du département de Dagana, au Cedaf qui vit une situation similaire aux autres centres départementaux du Sénégal, c’est la croix et la bannière pour la directrice qui croûle sous le poids de moult difficultés.

Le Cedaf de Ross-Béthio est ainsi sous la menace imminente d’une coupure d’électricité. L’infrastructure, présentée comme ‘un joyau d’utilité publique qui va soulager les femmes’, reste devoir une ardoise de plus d’un million de francs Cfa équivalant à cinq factures non payées à la société concessionnaire en charge d’alimenter les Sénégalais en courant. A cela s’ajoute un manque criard de fonds de roulement et autres difficultés de fonctionnement. En somme, le Cedaf du Walo souffre de son mal-vivre.

La directrice Fatou Sène, très préoccupée, pousse un coup de gueule lorsqu’elle explique que ce qu’elle ‘déplore, c’est le manque de moyens, surtout au niveau de la formation. On aurait souhaité vraiment avoir un budget qui pourrait atténuer les charges et autres problèmes liés au volet formation’, lâche-t-elle. Notre interlocutrice précise, plus loin qu’‘en plus de cela, jusqu’à présent, nous n’avons pas de crédits de fonctionnement.

Certes, notre tour va arriver parce qu’il y a des Cedaf qui en disposent mais il n’y a pas de rubrique électricité. Et comme le Cedaf consomme beaucoup d’électricité de par sa configuration et sa position excentrée et éloignée du centre-ville qui nécessite un bon éclairage, on est souvent confronté à ce type de difficultés avec des factures relativement élevées. Nous en sommes à notre cinquième facture, ce qui équivaut à un peu moins d’un million cent mille francs Sfa et rien a été réglé pour l’instant’.

Pourtant, renseigne Mme Fatou Sène, ‘à chaque fois que nous recevons une facture, nous l’envoyons au niveau du ministère de la Femme’. Mme Sène déclare ne pas comprendre pourquoi il y a tant de lenteurs dans les procédures. ‘Nous souhaitons que la situation se décante dans les plus brefs délais, car il n’est pas intéressant que les Cedaf restent sans électricité’, martèle-t-elle.


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