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Célébration de la semaine de l’enfant africain : Rufisque se mobilise contre les mariages et grossesses précoces

  • Date: 19 juin 2015

 La célébration de la 25éme édition de la journée de l’Enfant Africain et celle de la 27éme édition de la semaine nationale, toujours dédiée à l’enfance, ont été des prétextes pour s’attaquer aux questions sensibles des mariages et grossesses précoces, dans le département de Rufisque.

 En effet, à l’nstar des autres localités du pays, le département de Rufisque, n’a pas été en reste, quant à la célébration de ces événements majeurs dédiés à l’enfant africain. C’est d’abord la Ville de Rufisque qui a ouvert le bal avec l’organisation d’u panel sur le théme: « 25 ans après l’adoption de la charte de l’enfant africain, accélérons nos efforts pour l’éradication du mariage des enfants en Afrique ».

Sous  la houlette du Comité Départemental de Protection de l’Enfant de Rufisque, le CDPE a  regroupé d’éminents panélistes, composés de juristes, psychologues, d’enseignants et de professionnels de santé pour se pencher sur le sujet.

La parole fut d’abord donnée au Parlement des Enfants, pour faire l’état des lieux des violences faites aux enfants. Pour son président, Abdoulaye Ndiaye, l’institution  déplore surtout  les cas de viols qui sont notés dans le département de Rufisque. Selon lui, « durant ces trois derniers mois, la ville de Rufisque a enregistré quatre cas de viols. Le plus grave, c’est un garçon et une fille d’une même école , et la scène filmée est en train d’être partagée ».

Pour Khardiatou Diouf Camara, sage-femme d’Etat et coordinatrice santé de la reproduction au district sanitaire de Rufisque, les conséquences néfastes des mariages précoces sont nombreuses. En effet, a  t’-elle fait savoir, « les grossesses se passent dans un contexte où la jeune fille n’a pas l’âge mature. Toute grossesse contractée avant l’âge de 18 ans, constitue une grossesse précoce. Pour ses conséquences sanitaires, on peut noter la fissure vésico vaginale dont la prise en charge coûte cher. Il y a aussi la rupture utérine avec son lot de conséquences qui peuvent aller jusqu’à la mort, s’il n’y a pas une prise en charge correcte. Sans compter les infections ».

Le  Procureur Bathily du Tribunal de Rufisque, est, quant à lui,  revenu sur les sanctions pénales prévues pour ces cas de mariages précoces ou de viol. Pour Alioune Diouf, Psychologue-Conseiller d’orientation scolaire, “lâge mentale et juridique pour le mariage étant arrêté à 18 ans, tout mariage célébré avant cet âge aura forcément des conséquences néfastes pour la mariée; d’où la nécéssité absolue d’interdire cette pratique précoce’

A Bargny, la sage-femme de la maternité a signalé que la méthode la plus efficace pour l’éradication des mariages et des grossesses précoces, est la sensibilisation. « La prise en charge commence par la sensibilisation. Cela, en utilisant les Badjènou Gokh,  les relais et les enseignants », précise-t-elle. Mais, il faudrait  que les autorités locales « mettent en place des coins ado dans chaque poste de santé où la jeune fille peut avoir des renseignements sur tout ce qui peut porter préjudice à sa santé ».  Enfin à la  commune de Jaaxay; le maire Mor Sarr Bâ est lui-même monté au créneau, pour casser un mariage déjà célébré, alors   que la fille n’avait pas encore 18 ans.

Des caravanes de sensibilsations continuent de silloner le département de Rufisque,en vue de décourager ces patiques d’un autre âge.

Djiby GUISSE

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