21 octobre, 2014
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CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA DERNIERE SESSION DES ASSISES DE DAKAR  L’augmentation du budget contre les longues détentions préventives

CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA DERNIERE SESSION DES ASSISES DE DAKAR L’augmentation du budget contre les longues détentions préventives

Il faut un budget pour faciliter l’enrôlement rapide des accusés. Aussi, les longues détentions préventives seront-elles évitables, pour satisfaire une population et une justice qui les ont toujours décriées. Dans la même dynamique, il est demandé la rectification de la loi sur la drogue, pour sa correctionnalisation.
Juger c’est comprendre. Toutefois, le juge doit être indépendant, au moment de rendre sa décision. Il est, tout de même, assisté dans sa tâche par deux accesseurs, toujours dans le souci d’impartialité et d’équité. C’est du moins l’avis du président Papa Kairé Ndiaye qui va présider cette dernière cession de la cour d’assises de Dakar, ouvert hier et qui s’étale sur 14 jours. Pour le président, le droit sera dit, sans hésitation, sa cour n’étant liée que par le code de procédure pénale.

Pour l’avocat général, il faut impérativement lutter contre les longues détentions préventives qui ont souvent été décriées par la population et les acteurs de la justice. Cependant, affirme-t-il : « on peut noter une touche humanitaire de dame justice qui s’efforce, tant bien que mal, à enrôler, dans les plus brefs délais, les accusés, afin qu’ils soient éclairés sur leur situation ». Poursuivant son argumentaire, il a demandé une hausse du budget, afin que le travail soit plus facile, à leur égard. « Il ya des centaines qui attendent pour être enrôlées et cela coûte cher », a-t-il conclu.

Au nom du bâtonnier, Me Mbaye Séne a invoqué la surcharge des rôles des cessions de cour d’assises, par des affaires qui pouvaient se limiter en correctionnel. « Il faudrait que la loi sur la drogue soit revue et que ces affaires se limitent au correctionnel et ne viennent pas encombrer les rôles d’audiences », dira Me Séne, décriant, également que les délibérations soient rendues précipitamment, pendant les audiences en appel dans les régions. « Nous voudrions, Monsieur le Président, que les magistrats, dans les cours d’assises des régions, puissent prendre le temps qu’il faut pour statuer sur les procès en appel, afin que tous les aspects et les droits civiques des accusés soient pris en compte », a-t-il précisé.

Yandé DIOP

REWMI QUOTIDIEN