Cérémonie d’hommage au Grand Théâtre de Dakar : les artistes immortalisent Pacotille et  Oumar Bassoum

Le monde des arts s’est retrouvé, hier, pour adresser un hommage posthume à l’endroit de  Pape Sidaty Fall alias Pacotille et Oumar Bassoum, deux étoiles de la musique sénégalaise  qui ont récemment quitté la scène musicale. Parents, proches et amis ont voulu par cet acte  leur témoigner de la  reconnaissance pour leur legs à l’univers artistique sénégalais. Des artistes qui en ont profité pour appeler à une meilleure couverture sociale de leur profession.

Deux styles, deux générations et un même destin. Pape Sidaty Fall alias  Pacotille et Oumar Bassoum,  deux étoiles de la musique sénégalaise aujourd’hui éteintes, ont rassemblé le monde des arts, le temps d’un soir, au Grand Théâtre de Dakar.

Ainsi, au rythme des versets du Coran et autres poèmes à l’honneur du Prophète de l’Islam  (PSL), les proches, amis  et de nombreuses personnalités du monde de la culture ont voulu rendre un hommage posthume aux deux disparues. «Nous avons voulu par cette initiative témoigner notre attachement à ses deux grande figures  de la culture sénégalaise. En effet, durant toutes leurs carrières,  ces deux artistes se sont employés à lutter pour la  préservation des valeurs sociales et à conscientiser les masses.  Par cette cérémonie,  nous avons aussi pour objectif d’accompagner les familles des défunts afin de leur fournir une aide financière  pour qu’elles puissent affronter cette terrible épreuve dans la dignité», déclare Birame Ndeck Ndiaye, président du comité d’organisation.

Dans une ambiance conviviale empreinte de solennité, de multiples témoignages se sont succédé pour rappeler l’essence même de ce que fut l’engagement  des  deux chanteurs au service de la communauté. «Pape Sidaty Fall alias Pacotille, tout au long de sa carrière musicale, s’est toujours distingué dans ses écrits par un appel incessant à la tolérance et la générosité. Certes, si sa vie nous a paru courte,  elle nous démontre néanmoins que par le volontarisme on peut arriver à faire bouger les lignes dans la société. Sur ce, nous tenons à magnifier cet événement  qui est la preuve de l’affection de sa corporation pour sa personne», affirme  Mame Keita Thiam, veuve du rappeur disparu le 4 juillet dernier.

Même son de cloche pour Dieynaba Bassoum, grande sœur du chanteur traditionnel dont   le trémolo de la voix  dissimule difficilement la profonde tristesse. «Nous tenons à remercier toutes les bonnes volontés qui se sont mobilisées pour nous venir en aide  depuis sa  disparition, le 15 mai dernier. Je demande à Dieu de le recevoir dans son paradis», déclare-t-elle en sanglots.

Les différents discours et autres poèmes dédiés au Prophète (Psl) se multiplient sous une assistance qui s’est voilée d’un manteau de la solennité en cette tragique circonstance.  Une manifestation qui doit aussi servir de déclic pour une meilleure prise en charge de la couverture sociale en faveur des artistes a tenu à rappeler Remi Sagna, Directeur de cabinet  du ministre de la Culture et de la Communication. «Nous sommes présents pour  témoigner notre reconnaissance et notre sentiment à l’endroit de ces deux illustres ambassadeurs de la culture sénégalaise», dit-il.

Une couverture sociale pour les artistes sénégalais

«Par ailleurs, nous voulons aussi contribuer à l’épanouissement professionnel des artistes. Ainsi, nous envisageons la mise en place d’une couverture sociale en matière de protection, de santé ou d’après carrière pour éviter que des artistes rencontrent  des difficultés à subvenir  à leurs besoins en cas de retraite ou de maladie», révèle-t-il. Pour l’assureur Biram Ndeck Ndiaye, la mise en œuvre d’une subvention à travers la Couverture maladie universelle (Cmu) et d’une assurance complémentaire  santé avec accouchement,  maladie  et évacuation sanitaire vont permettre aux familles des  artistes de se prémunir contre les différents aléas de la vie. Sur ce, la mise en œuvre d’un système de prévoyance souscription de 500 francs mensuel offrira à la famille du défunt de disposer d’une somme de 1 million de F Cfa après sa disparition.

L’As

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