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CES MOTS QUI BLESSENT… ! PAR BACARY DOMINGO MANE

Il y a des mots qui blessent et parfois sont plus tranchants que la lame d’un couteau. Non pas qu’ils disent la vérité, mais sont plutôt le fruit d’une imagination chargée d’ondes négatives et trempée dans le liquide gluant du mensonge. Surtout lorsque ces mots sont charriés par des locuteurs qui sont entrés, depuis longtemps, en conflit avec la crédibilité. Il n’y a pas pire injure faite au peuple que de laisser entendre (non-dit du discours) que le pillage systématique et chirurgicale des deniers publics (les escrocs ayant réussi presque le tour de passe-passe du crime «parfait», avec ces preuves dissimulées) n’est qu’une affaire politique et doit être traitée comme telle. Cela voudrait créditer la thèse du complot – auquel nous avons toujours cru – d’une partie de l’élite politique qui fait main basse, en toute impunité, sur les ressources de ce pays, aidée en cela par les lobbies du même acabit. Ils s’offrent en spectacle dans les médias, font monter les enchères, s’insultent, se menacent, jouent les opposants intrépides…

Et quand la nuit se drape de son voile noir, ils se retrouvent, loin des regards, pour rire de leur pantalonnade. Le peuple qu’ils ont toujours prétendu servir (sans que ce dernier en soit demandeur), devient ainsi, à la fois leur vache à lait et leur risée. Ce pays a toujours payé cher le manque de scrupule de certains politiciens à la moralité douteuse, confondant leurs poches  avec les caisses du trésor public. Comme si cela ne suffisait pas, ces hommes et femmes devenus milliardaires (en l’espace de quelques marchés passés de gré à gré), ne supportent pas l’exigence de transparence revendiquée par le peuple. Il suffit seulement que des voix s’élèvent pour que les «traqués», avec leur arrogance en bandoulière, montent sur leurs grands chevaux pour «renvoyer le peuple dans ses cordes», donnant ainsi honteusement raison à cette boutade de Paul Valéry, «la politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde».

Ces «traqués» nourris aux Ogm de l’enrichissement illicite (ne faites pas attention à leur allure) en demandent encore…en accourant, telles des abeilles attirées par le pollen marron-beige, dans les jardins «apéristes». Certains y atterrissent avec leur baluchon de honte, en prenant la carte «Apr»,  d’autres se donnent un semblant de «dignité» et de «liberté» en créant un mouvement de soutien…Mais tous cherchent un parapluie pour se mettre à l’abri des poursuites judiciaires et profiter de la «bonté» coupable  du chef pour continuer à grignoter, tels des rats, le ventre de l’Etat.

Adieu la traque, Adieu la gouvernance vertueuse. Ils ont réussi leur coup de force, alors ces pilleurs de deniers publics vont continuer leur entreprise d’insalubrité publique… Mais qu’ils sachent qu’il y a des mots qui blessent, parce que c’est l’autre tranchant de la machette qui tue le peuple.

Alors, taisez-vous pour ne pas en rajouter à la douleur d’un peuple saigné par des hommes et des femmes sans scrupule qui n’ont aucune notion du bien public.

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