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CHAMBRE CRIMINELLE DE DAKAR- Khadim Diokhané condamné à 20 ans de travaux forcés pour  meurtre

 Marchand ambulant de profession, le jeune Khadim Diokhané a comparu, hier, à la barre de la Chambre criminelle de Dakar pour l’assassinat de son ami. Au terme de son jugement, il a été reconnu coupable avant d’être condamné à 20 ans de travaux forcés.

L’accusé Khadim Diokhané a été condamné à 20 ans de travaux forcés pour meurtre. En effet, les faits se sont déroulés le 22 octobre 2009 à quelques mètres seulement du restaurant « La Gondole ». Ce jour-là, les éléments du Commissariat central de Dakar ont été informés par un coup de fil anonyme d’une rixe qui venait d’opposer deux protagonistes. L’appelant a indiqué que l’un d’eux, grièvement blessé, baignait dans une mare de sang. Un transport sur les lieux a permis à l’inspecteur de trouver Ismaïla Diallo comme l’avait indiqué son informateur. Les limiers ont constaté que Diallo avait reçu un coup de couteau au niveau de l’omoplate. Il faut dire que ce dernier a perdu la vie lors de son acheminement à l’hôpital. Blessé au front, au cours de la bagarre, Khadim Diokhané a été mis aux arrêts. C’est sur ces entrefaites qu’un nommé Diawara, ami des deux protagonistes, a remis aux enquêteurs un couteau neuf de 30 cm tacheté de sang. Face aux limiers, Diokhané a reconnu sans ambages les faits. « J’avais dit à mon ami Ismaïla Diallo que sa copine était amoureuse de moi. Mes propos ne lui ont pas plu et il a menacé de me tuer. C’est ainsi que j’ai acheté un couteau à 500 F Cfa que j’avais dissimulé dans mon sac », a-t-il confié aux pandores. Selon toujours l’accusé, c’est la victime qui lui a donné un coup de tabouret alors qu’il était en train d’attendre des clients devant « La Gondole ». Surpris, le mis en cause a sorti le couteau avant de lui asséner un coup à l’omoplate.

Né en 1987, le jeune accusé est un repris de justice. Il a été condamné dans le passé pour d’autres délits. Revenant sur les faits, hier, à la barre de la Chambre criminelle de Dakar, l’accusé déclare : « Je n’avais pas récupéré sa copine. Je le disais simplement pour le taquiner. Par ailleurs, je n’avais pas l’intention de le tuer. Je voulais juste qu’il me laisse tranquille parce qu’il était plus costaud que moi. Concernant le couteau, je l’avais acheté pour réparer les montres que je vendais ». Pour sa part, le Procureur général a soutenu le contraire arguant que l’accusé avait bel et bien l’intention de donner la mort. Pour étayer ses propos, le maître des poursuites a expliqué que ce dernier a visé une partie sensible du corps. Sur ce, il a requis les travaux forcés à perpétuité. Il faut dire que la défense a demandé au tribunal de requalifier les faits en coup mortel ayant entrainé la mort sans avoir l’intention de la donner. Selon la robe noire, son client n’avait pas l’intention de tuer son ami. Et, c’est dans le feu de l’action qu’il a agi et l’irréparable s’est produit. En rendant son délibéré, le juge a requalifié les faits d’assassinat en meurtre avant de condamner l’accusé à 20 ans de travaux forcés.

Cheikh Moussa SARR

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