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Changement climatique- Les agents de l’Etat à l’école de la Pna

 L’Etat du Sénégal, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), a organisé, hier, un séminaire de formation de ses agents sur le plan national d’adaptation (Pna), afin de renforcer la planification stratégique nationale pour préparer, répondre et s’adapter aux effets des changements climatiques.

Agents de l’Etat et hauts fonctionnaires ont pris part, hier, à un séminaire de sensibilisation sur le processus de plan national d’adaptation (Pna), qui aidera le Sénégal à planifier, de manière stratégique, la réponse aux effets à long terme des changements climatiques. Des représentants de ministères sectoriels clés, des partenaires techniques et financiers et la société civile ont également assisté à l’événement qui a été organisé avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud).  L’objectif est de «sensibiliser les parties prenantes, et les former sur les directives techniques du processus Pna, mais également d’établir, à l’issue du séminaire, une feuille de route pour l’élaboration et la mise en œuvre du Plan national d’adaptation du Sénégal», a indiqué le secrétaire général du ministère de l’environnement et du développement durable. Mieux, cela permettra ainsi de «semer les germes de la volonté politique et de l’appropriation nationale nécessaire à la planification nationale à moyens et longs termes de l’adaptation au changement climatique», a souligné Mme Ramatoulaye Ndiaye. En effet, le Sénégal, comme tous les autres Pma, subit de plein fouet ces effets qui se manifestent déjà dans les années 70 et 80, avec les sécheresses séquentielles, des inondations intempestives en 2009 à Dakar qui a abouti à 7% de la population déplacée et 11% de maisons abandonnées dans la commune de Diamaguene Sicap Mbao, une érosion exponentielle du littoral à Thiawlene, avec des dégâts matériels importants, des pertes de plages et d’infrastructures à Saly, la salinisation des ressources en eau et des terres dans le bassin arachidier et la Casamance, un baisse drastique de la quantité de pluviométrie nécessaire pour l’agriculture, la recrudescence des maladies transmises par vecteur. Les changements climatiques auront une incidence importante sur les pays les moins avancés, en raison de leur faible capacité d’adaptation et leur grande vulnérabilité aux changements, a-t-elle relevé. C’est en sens, dit-elle, que le Sénégal a ratifié la Convention sur le climat et son protocole de Kyoto, respectivement, en 1994 et 2000, en mettant en place un Comité pluridisciplinaire chargé d’assurer la coordination de la mise en œuvre de l’adaptation et de l’atténuation au niveau national. A l’en croire, cela a permis au Sénégal d’identifier trois domaines prioritaires : l’agriculture, les ressources en eau et les zones côtières et de proposer une liste d’activités prioritaires pour leur financement. A ce titre, poursuit-elle, le Sénégal est en train de  développer et mettre en œuvre des projets d’adaptation au changement climatique, notamment, les projet d’appui aux filières agricoles, de renforcement et de gestion des terres salées dans les Niayes et la Casamance… Selon le rapport mondial sur le fossé de l’adaptation publié par le Pnud en 2014, les coûts de l’adaptation en Afrique pourraient, par conséquent, s’élever à 350 milliards de dollars par an d’ici 2070, si l’objectif des 450 ppm était dépassé de manière significative. A cet égard, Mme Ndiaye invite les partenaires au développement à s’atteler à accroitre leur financement en faveur du Sénégal pour la lutte contre les changements climatiques. Ainsi, révèle-t-elle, le Sénégal est-il en train de bâtir, avec l’appui du Pnud, un fonds climat national pour combler le gap de financement en matière d’adaptation et d’atténuation.

Mouhamadou BA

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