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Changements climatiques Des avancées en conclusion de la COP23

Le Directeur de cabinet du Ministère de l’Environnement et du Développement durable, Cheikh Dieng, a présidé hier, latelier de restitution des conclusions de la 23eme conférence des parties à la convention sur les changements climatiques. Une occasion pour le DC de noter que la lutte contre les effets adverses liés au changement climatique a pris un tournant majeur. 

«Comme vous le savez, la COP est un cadre de partenariat, d’échanges de positions entre divers acteurs aux intérêts aussi différents que variés, mais ayant un objectif commun, la recherche d’un consensus international sur des dispositions de préservation environnementale. La lutte contre les effets adverses liés au changement climatique, a pris un tournant majeur avec l’adoption de l’Accord de Paris en décembre 2015, lors de la 21ème COP », a déclaré M. Cheikh Dieng, Dc du Ministère de l’Environnement.

Selon lui, ce texte juridique sur le climat est unique de par sa nature juste, équitable, historique et applicable à tous. Et que les COPs se sont poursuivies après Paris avec toujours cette ambition de décliner une stratégie opérationnelle devant permettre de limiter une augmentation de la température sous les 2°C, voire 1,5°C. « Outre, l’accès à la finance climatique, la mise en œuvre de projets d’adaptation et d’atténuation, la prise en compte de l’approche genre, l’accès aux énergies renouvelables et la sécurité alimentaire, la COP 23, dite de transition, se voulait un cadre pour, notamment, dessiner les règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris, forgées sur la transparence et une gouvernance ouverte aux acteurs aussi non étatiques, lancer le dialogue de facilitation de 2018, pour déclencher la dynamique politique d’une révision à la hausse des ambitions, notamment de la part des pays développés », a-t-il fait savoir.

Ainsi, le Dc de souligner qu’à moins de 12 mois du délai de rigueur de finalisation des modalités de mise en application de l’Accord de Paris, force est de reconnaitre que le niveau de progression de certains points de négociation est assez inquiétant. « Les discussions de cette année ont été marquées par des divergences profondes qui ont porté essentiellement sur les clivages entre pays développés et pays en voie de développement », a-t-il dit.

Néanmoins, des avancées ont pu être notées sur quelques aspects liés notamment à la mise en place d’un programme de travail sur l’agriculture et la alimentaire, la mise en œuvre d’un dialogue constructif en 2018, appelé « Dialogue de Talanoa », qui devra mener à une augmentation de l’ambition en matière de réduction de GES d’ici 2030 afin de respecter l’objectif 2°C… « Cette COP a vu le lancement de plusieurs initiatives mondiales dont l’alliance « pour sortir du charbon dite « houille » portée par 20 pays, avec notamment la Grande Bretagne, le Canada et le Mexique, marquant ainsi un pas de plus dans la politique de décarbonisation de nos économies nécessaires pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a noté M. Dieng.

Pour lui, au-delà des négociations techniques souvent fastidieux vu les enjeux, il est important que les populations locales puisent ressentir les retombées positives de ces grandes rencontres. Ainsi, la collaboration Sud–Sud, Nord–Sud, sont des leviers d’action qui permettent d’agir ensemble, efficacement, de façon efficiente et cohérente » a-t-il fait savoir. Et rappelle que la COP 24 se tiendra en décembre 2018 à Katowice, en Pologne, et sera une COP charnière car devant acter le mode d’emploi du pacte de Paris avec les dispositions y afférentes.

Khady Thiam COLY

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