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Changements Climatiques Modibo Diop salue la rencontre de Paris

  • Date: 16 décembre 2015

Avec l’accord signé à Paris, un nouvel ordre écologique mondial est né, un nouvel ordre désormais orienté vers l’économie à bas carbone.

Les CC représentent une menace réelle pour notre civilisation, et ils nécessitent une stratégie internationale concertée, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serres(GES) qui sont responsables du réchauffement climatique (RC).Le rapport du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) précisait déjà en 2000 que si les niveaux des émissions de cette année était maintenu sans actions significatives des Parties Prenantes, le réchauffement climatique serait de l’ordre de 4 degrés en 2020,avec une incidence très grave sur les océans par leur acidification ,sur l’élévation du niveau des mers par la fonte des glaciers et de la neige, sur l’environnement humain, sur l’agriculture, sur les forêts, sur la santé des populations. Donc le RC hypothèque la croissance économique Mondiale et menace la survie de l’Humanité. Le sommet Cop21 de Paris s’inscrit dans la prise en charge de ce constat pour ramener ce réchauffement climatique autour de 2 degrés. La participation aux négociations de prés de195 délégations montre l’intérêt des États, des Industriels, et de la Société Civile à faire face à ce défi avec Responsabilité.

Complexité des Enjeux et Ampleurs des Reformes:
Tous les États ont transmis avant le sommet leur Contribution Prévue Déterminée Nationale (CPDN).C’est une forme de « bréviaire » de prise en charge de ce défi comme base de négociations durant le sommet de Paris. Généralement dans toutes les CPDN les objectifs sont déclinés par Pays, par Secteur économique national, avec ou sans recours aux fonds verts. Nous allons analyser les CPDN des cinq Pays les plus pollueurs.

☆CPDN de La Chine: à elle seule elle représente 23, 84% des émissions mondiales avec un pic vers 2030.Ce Pays propose de ramener à 20% la part des énergies de carbonées et de réduire de 65%l’intensité du carbone dans son économie vers 2030.Elle prend en compte tous les GES mais sans détails précis sur les secteurs concernés, les forêts aussi sont prises en charge. La Chine veut développer son marché Carbone mais sans précision de taille sur la stratégie. L’offre d’énergie primaire en Chine se reparti comme suit : 67.3%par le charbon, 16.1% le pétrole, 4.7% le gaz naturel, 3.8% les énergies renouvelables. La consommation énergétique par secteur s’établit comme suit : 22.4% pour les ménages, 53.4% les industries, 14.5% les transports, 4.1% les services, 2.2% pour l’agriculture.

☆CPDN des États Unis: ce Pays représente 14.69% des émissions mondiales et les Usa prévoient de réduire de 30% ses émissions d’ici 2025,tous les GES sont pris en compte ainsi que les forêts, mais sans recours aux marchés carbone. L’offre d’énergie primaire des Usa se repartie comme suit pétrole 35.7%, gaz naturel 27.9%, charbon 19.7%, énergies renouvelables 6.7%.La consommation énergétique par secteur est la suivante:19.3% pour les ménages, 19% l’industrie, 44.2% les transports, 14.9% les services, 1.6% l’agriculture.

☆CPDN de l’Union Européenne: elle représente 10.29% des émissions mondiales. Elle ambitionne de réduire d’au moins 40% ses émissions en prenant en charge tous les GES, ainsi que les forêts, sans recours aux marchés carbone. L’offre d’énergie primaire se répartit comme suit :pétrole pour33.8%,gaz naturel 23.3% ,charbon17.5%,énergies renouvelables, 11%,électricité 13.5%.La consommation par secteur économique :26.2% ménages, 25.6% industries, 31.8% transports,13.5% services,2.2% agriculture.

☆CPDN de l’Inde :Elle représente 5.7% des émissions mondiales ,l’Inde à comme objectif de baisser de 35%ses émissions à GES d’ici 2030,tous les secteurs économiques sont pris en compte et elle compte sur un fort transfert de technologies provenant des pays développés. L’Inde est déjà signataire de plusieurs accords bilatéraux concernant les énergies renouvelables et dans le nucléaire. L’originalité de son plan réside dans la création d’un puits carbone de 3 milliards tonnes de CO2 par régénération des ses forêts. L’offre primaire d’énergie se répartit comme suit 44% en charbon, 22.7% pétrole, 5.7% gaz naturel, 3.3%électricité, 2% énergies renouvelables, La consommation par secteur : 32.7% en ménages, 36.4 industries, 15.2% transports, 4.2% services, 4.8% agriculture.

☆CPDN de la Russie :elle représente 5.32% des émissions mondiales et se propose de les réduire de 30% d’ici 2030 avec un « engagement indicatif » lié à l’accord définitif à négocier à Paris puis elle s’engage sous condition d’une prise en charge maximale des capacités d’absorption des forêts ce qui veut dire en termes diplomatiques une hausse substantielle des émissions sans recours aux marchés carbone

L’offre primaire d’énergie russe se repartie comme suit:51.6% en gaz naturel, 22.3% pétrole ,17.6% charbon, 8.1% électricité, 1% énergies renouvelables, La consommation par secteur 27.9% en ménages, 36.5% industries, 23.7% transports, 2.6% agriculture.

☆Synthèse CPDN des Pays Africain: elle représente près de 2 % des émissions mondiales. Le Continent a proposé des CPDN le plus souvent liées aux Plans Africains d’Emergence. Celle du Sénégal fait partie des mieux élaborées durant Cop 21 .La synthèse des CPDN est juste une approche méthodologique pour permettre la comparaison et situer les enjeux pour nos pays .Globalement le recours au marché Carbone est nécessaire et les besoins d’investissement, surtout dans l’énergie, les infrastructures et l’agriculture sont colossaux, d’ou l’obligation de mener des politiques d’adaptation et d’atténuation sur financement des fonds verts.

Forces et Faiblesses de l’accord Cop 21:après plus de 300 heures de négociations ardues un accord au forceps fait l’objet d’un consensus diplomatique international. Jamais dans l’histoire des CC un tel consensus n’a était obtenu pour mémoire rappelons nous de l’échec du Sommet de Copenhague en 2009.Malgré ce sentiment de fierté l’accord de Paris contient des forces et surtout des faiblesses qu’il faudra corriger afin d’obtenir un document plus opérationnel d’ici l’horizon 2020.
☆Forces de l’accord: elles résident dans les éléments suivants; engagement des 195 Parties Prenantes; caractère contraignant de l’accord-plancher financement à 100 milliards dollars le fonds est déjà abonde à 10%;notion de justice climatique et de responsabilité différenciée; l’objectif à la base de l’accord est de 1,5degre de RC au lieu de 2 degrés comme prévu au départ, la mise en place de l’assurance crédit pour gérer les dommages dus aux CC; la revue à mi-parcours des engagements ;le transfert de technologies et la formation ;la mise en œuvre rapide les ratifications prévues avant avril 2017.

☆Faiblesses l’accord :elles résident dans le manque de flexibilité des engagements et décaissements car les procédure risquent d’être lourdes comme dans les Institutions de Breton Woods où en général les taux d’absorption des crédits sont très bas autour 25% pour des projets de 5 années de maturité ; le manque de clarté dans la nature des fonds entre dons ou prêts commerciaux ou prêts concessionnels ou subventions car la question lancinante aux négociations est qu’il est juste que les pays pauvres s’endettent pour faire face au RC?; la non prise en compte des droits humains comme le droit de travail des enfants par exemple ;la non référence à l’aviation dans l’accord; la non fixation du prix carbone; le manque de mécanismes de sanctions en cas de non respect des engagements .

En conclusion l’accord Cop21 est jugé « bon et équilibré » par les divers négociateurs présents à Paris durant ce mois de décembre, l’échec du sommet de Copenhague est passé par là. Généralement dans l’histoire des Nations Unies et dans l’agenda diplomatique international le sommet Cop21 de Paris sera un sommet « En plus » et non » De plus » si certaines « faiblesses » sont corrigées avant Cop22 prévue à Marrakech l’année prochaine.

■ Modibo Diop Expert-Consultant International
ING. Polytechnicien, Ancien Auditeur du CEDS de Paris, Ex DG de L’ASER et ex Conseiller Financier du DG de la Senelec / Sénégal.

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