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Cheikh à la barre pour escroquerie portant sur 9 millions

9 millions de nos francs, c’est la somme que réclame Seydina Ousmane à son collaborateur Cheikh Galokho. Ils étaient associés dans le cadre d’une activité qui a mal tourné. Le délibéré sera connu aujourd’hui.

 Le sieur Cheikh Ousmane Galokho a comparu, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour escroquerie portant sur 9 millions de nos francs. Selon le plaignant Seydina Ousmane Diouf, une fois, le nommé Amadou Mame Ardo lui avait remis 1.600.000  francs pour le compte de Ousmane Golokho. En procédant de cette sorte, le nommé Amadou Mame Ardo voulait qu’il serve de témoin à cette remise d’argent à son collaborateur pour démarrer leur activité. « Ils avaient convenus tous les deux devant moi que le nommé Amadou Mame devait donner, à chaque fin de mois, la somme de 200.000 francs pour le début de cette activité. En réalité, si mon nom est revenu, c’est parce que j’ai été et reste aujourd’hui le principal responsable de la collecte de monnaie du péage », a dit Seydina. Il faut dire que l’activité ne s’est pas déroulée comme prévu et la partie civile a perdu près de 9 millions dans cette histoire. Cependant, Cheikh Ousmane Galokho, homme d’affaire de son état, a nié les faits qui lui sont reprochés. « En effet, je collabore avec le nommé Amadou Mame Ardo Sow depuis 2013 dans le cadre d’un projet qu’il avait initié consistant à fournir de la monnaie au niveau de l’autoroute à péage. À cette époque je travaillais à la station Shell de Guédiawaye. A cet effet, il avait donné la somme d’un million six cent francs au nommé Seydina afin que ce dernier me la remette pour que je démarre l’activité. Après trois semaines, le nommé Ardo lui-même m’a remis trois cent mille francs. En tout, il m’avait remis une somme d’un million neuf cent mille francs. Et devait me payer à la fin de chaque mois la somme de deux cent mille francs.

Je devais me procurer des pièces que je devais remettre à Seydina qui, à son tour, devais nous remettre un pourcentage de 6% du montant fourni », a-t-il dit. A l’en croire, l’activité marchait bien et leurs chiffres d’affaires s’accroissaient, des fournisseurs de monnaie venant de partout. « C’est le plaignant lui-même qui fournissait les pièces par le biais de ses connaissances, comme le nommé Aliou Fall, Mbow, Bodian, pour ne citer que ceux-là. A chaque fois qu’il voulait remettre de l’argent à quelqu’un, il me donnait des ordres dans ce sens. C’est ainsi qu’il m’a demandé de donner une somme de cinq cent mille francs au nommé Aliou. Je lui ai donné la somme de quatre cent mille et j’avais acheté un mouton pour son compte et, à sa demande un montant de cinq cent soixante-quinze mille lorsqu’il voulait acheter un véhicule. Il m’avait aussi demandé de donner la somme de 5.000 francs « Soukerou Koor » à ma mère, sans compter la somme de quinze mille francs de carburant le jour où il avait acquis le véhicule. De plus, j’avais donné la somme de quinze mille francs à Pape, ayant servi à commander une mangeoire pour un mouton. Une somme de douze mile cinq cents francs lui avait été donnée pour servir à acheter du riz pour bétail », a encore déclaré le mis en cause. Ce n’est pas tout car, selon toujours lui, il a aussi remis une somme de vingt mille pour acheter un téléphone portable, une somme de quinze mille pour autorisation de vitres teintées, une cartouche de quatre mille et une somme de cinq cent quarante-huit mille cinq cents francs 548.500 à Seydina. »

« J’ai aussi remis une somme de 100.000 francs à Bodian, sur la demande de Amadou Ardo Sow. Je dois préciser que le plaignant m’a remis deux fois la somme de deux cent mille, soit 400.000, une somme de 200.000 francs qu’il m’avait donnée pour la Tabaski (Boubou). J’ai donné la somme de 500.000 francs à Sy, gérant, pompiste de station Total. Toutes ces sommes je les ai consignées sur un papier que je vais mettre à votre disposition. Sans compter le montant en pièces que nous devions aux personnes travaillant à l’autoroute à péage : 258.800 francs. J’ai donné la somme de 720.000 à mon frère Babacar, soit trente mille francs par mois pour deux ans. Ainsi, j’ai acquis une moto de 140.000 francs pour le compte de notre activité. En sus d’une somme de 720.000 francs pour carburant », a détaillé le prévenu à la barre. Poursuivant sa narration des faits, il a soutenu qu’à un moment donné, le plaignant voulait formaliser le travail et devait recevoir sa commission par chèque. « C’est ainsi que nous avions reçu un chèque d’un 1.096.950 au mois de septembre et en d’octobre 2015, un chèque de 2.012.070 francs, en décembre 2015, un chèque 1.071.930 et, en janvier 2016, un chèque de 1.004.086, entre autres, montants », a-t-il aussi expliqué. Malgré cela, le maître des poursuites a requis l’application de la loi. Quant à la défense, elle a plaidé pour la relaxe. L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu aujourd’hui.

Cheikh Moussa SARR

 

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