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Cheikh Amar « Qu’on me laisse travailler »

Cette semaine, ont circulé des nouvelles qui ne sembleraient reposer sur aucun autre socle que celui de la recherche du sensationnel ou de la négligence, dans la recherche de la manifestation de la vérité.

Ainsi, en serait t-il de cette rumeur distillée, qui voudrait que le chef d’entreprise Cheikh Amar ait un choix à faire entre Youssou Ndour et le Président Wade, quand l’artiste a décidé de se lancer dans la politique.
Par nos soins, Cheikh Amar, cet homme, si avare en paroles et peu proche des medias, a apporté des précisions
Qu’est ce qui explique que le nom de Cheikh Amar fasse l’actualité, alors qu’on vous connait très peu confident de la presse ?

C’est vrai en effet, que depuis quelques semaines, une certaine presse s’acharne contre ma personne, en mettant en exergue mes relations avec Youssou Ndour, d’une part, et celles que j’entretiens avec le Président Wade, de l’autre. Tantôt, on parle de mon immixtion en politique, tantôt de contrats juteux qu’on m’aurait offerts, et de je ne sais plus quelle autre invention. Mais, ce que je tiens à dire, c’est que je veux que cela cesse. Qu’on arrête. Je ne m’occupe pas de politique. Je suis un homme d’affaires, un chef d’entreprise qui crée des emplois pour mon pays, qui essaye de contribuer à la croissance de l’économie sénégalaise. J’apporte de la valeur ajoutée. Je fais de gros investissements dans le domaine industriel, dans le domaine agro-alimentaire, dans les BTP, dans les phosphates, dans les mines et dans toute sorte d’activité susceptible de booster le marché de l’emploi dans notre pays. Je ne connais que le travail, et contrairement à ce que l’on souhaite laisser suinter, ceux qui me connaissent savent que j’ai été chef d’entreprise bien avant l’Alternance. Donc, encore une fois, je ne suis pas un homme politique et je veux qu’on cesse de médire sur moi.



Mais, quelles sont à présent vos relations avec le Président Wade, d’une part, et Youssou Ndour, de l’autre, quand on sait que l’artiste est entré en politique ? Il se dit que vous avez retiré vos parts de son groupe Futurs Médias…. Qu’en est-il exactement ?

Le Président Abdoulaye Wade est un père pour moi. Je suis son fils. Il m’a beaucoup soutenu et accompagné dans le développement de toutes mes initiatives. Et cela, il n’est pas possible de l’oublier. Il représente beaucoup pour moi. Je lui nourris donc l’amour et la reconnaissance d’un fils, vis-à-vis de son père, et je lui reste fidèle, en toute circonstance. Je suis Wadiste pur et dur, et je l’assume.

Quant aux relations avec Youssou Ndour, elles sont restées les mêmes. Nos rapports personnels et professionnels, nous savons les distinguer, les gérer et ils continuent d’être excellents. Ils n’ont en rien changé, parce que Youssou Ndour est, également, mon frère et il le restera toujours.

Il est vrai que si le Président m’avait demandé de retirer mes parts de «Futurs Médias», je l’aurais fait, sans hésiter mais, cela n’a jamais été le cas. Cette inélégance là, personne ne la connaît chez le Président Wade. La vérité est que Youssou et moi, nous sommes toujours en négociations, et cela va aboutir sous peu, Inch Allah. Dans tous les cas, je demande qu’on arrête d’inventer des histoires sur mon dos. C’est une prière adressée à tout le monde. Je souhaite qu’on cesse de raconter des choses insensées sur ma personne, uniquement pour vendre des journaux. J’ai des préoccupations beaucoup plus sérieuses qui tournent autour du développement du pays, auquel j’invite tout le monde. Je m’emploie, matin et soir, à cette noble entreprise, et je souhaite que tout le monde fasse de même ou plus. Dorénavant, je ne tolérerai plus les balivernes, les histoires à la petite semaine. J’irai au tribunal, contre tout journal ou toute personne qui m’attaquera encore ou essayera de raconter gratuitement des histoires sur mon compte. Il faut que les sénégalais travaillent car, notre pays en a bien besoin.

Maintenant, si on a des comptes à régler avec Youssou Ndour ou un autre, qu’on prenne son courage à deux mains et qu’on aille les régler avec lui. Mais, de grâce, qu’on ne m’y mêle pas. Qu’on me laisse en dehors des querelles.

D’habitude, on vous voit rarement manifester un ras le bol, de la sorte…

Je suis excédé. Je suis un homme effacé, discret, qui ne cherche que la tranquillité. Je ne parle presque jamais mais, si j‘ai décidé de me confier à vous, c’est vraiment parce que je me sens agressé dans mon intimité et que je ne souhaite pas que cela se renouvelle.

En réitérant donc tout ce que j’ai dit plus haut, je souhaiterais simplement que ce genre de mésaventure n’arrive plus. Le Sénégal est un pays de paix. Nous ne voulons que la paix. Je prie pour que cette paix se perpétue, en ces moments délicats, et j’ai bon espoir que nous y arriverons, et que la raison triomphera de la passion.

Entretien réalisé par Cheikh Ba


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