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CHEIKH ANTA DIOP: Le Repère et la Référence

 Le 07 Février dernier, à la suite du Grand KEEMAAN DIOUF, auteur du fameux single « HOTEP » (ou « HOTIB » ou « AMITIE ») et de ses compagnons « Cheikh-Anta-Diopistes », qui ont rejoint le village de Caytou, après cinq jours d’une « Longue Marche » de 150 km, qu’ils organisent annuellement, depuis près de cinq ans, le Sénégal, l’Afrique et le Monde entier, ont commémoré l’anniversaire de la disparition de l’illustre fils d’Afrique, qu’est le professeur Cheikh Anta DIOP (Paix à son âme).

De prime abord, Cheikh Anta DIOP, « le savant africain, qui a vaincu, à lui seul, l’idéologie coloniale », apparait comme un phénomène singulier, qui semble relever du hasard. En vérité, Cheikh Anta DIOP est le produit d’une rencontre entre une langue (la langue wolof, sa langue maternelle) et une histoire (celle de l’Egypte antique). Baignant, en profondeur, dans la culture wolof et, très tôt, heurté par le phénomène colonial (français notamment), Cheikh Anta DIOP découvre l’Egypte antique.

 

Par l’Egypte antique, l’Afrique Noire (berceau de l’Humanité) avait non seulement créé la première et la plus merveilleuse civilisation humaine (qui a inspiré toutes les autres civilisations) ; elle avait également outillé cette humanité d’une vision qui lui donnait une claire conscience de son passé, de son présent et de son futur, à travers une cosmogonie tôt élaborée par l’Egypte antique. Par l’Egypte antique, l’Afrique Noire avait dépassé le stade de l’Homo Sapiens (celui de la rationalité, de la science et de la technique), pour entrer dans celui de l’Homo Humano (celui de la spiritualité, de la philosophie et du don de soi). C’est ce stade qui avait permis à l’Egypte antique d’élaborer le « Livre des Morts », qui est le vivier de toute la spiritualité humaine, de construire la Grande Pyramide, à mains nues, que la science occidentale actuelle (malgré les moyens technologiques dont elle dispose) s’avoue incapable de reproduire. Certains endroits, de la Grande Pyramide, ont été réalisés, avec des précisions de l’ordre du millimètre, là où la science moderne n’autorise encore que des précisions de l’ordre du centimètre.

 

Il est aujourd’hui prouvé que c’est grâce à cinq ou six mouvements migratoires, que des populations de l’Egypte antique sont venues occuper, habiter et peupler l’Afrique de l’Ouest (Yoro DYAO dixit), en transportant, jusque dans la vallée du fleuve Sénégal et le Waalo, l’égyptien ancien qui est devenu la langue wolof. Tout en ignorant tout cela, Cheikh Anta DIOP, grâce à la langue wolof, a « senti » les merveilles et les mystères de l’Egypte antique ; et il était en train de s’y engouffrer, lorsque la mort l’a surpris. Son dernier livre, inachevé, était une profonde comparaison (sinon une identification) entre l’égyptien ancien et le wolof. Si Cheikh Anta DIOP avait, très tôt, connu les écrits de Yoro DYAO, que ses professeurs français lui ont caché, qui connaissaient très bien Maurice DELAFOSSE et ses publications (et donc celle des « Cahiers de Yoro DYAO »), il aurait pu faire l’économie de beaucoup d’efforts éprouvants et vains, pour se consacrer directement au déchiffrement des hiéroglyphes et à la redécouverte de la voie égyptienne et noire africaine, de l’Homo Humano.

 

Néanmoins, grâce au wolof et à sa connaissance de l’Egypte antique, Cheikh Anta DIOP a pu élaborer ses trois thèses fondamentales, qui restent toujours inattaquables, à savoir que (i) l’Afrique est le berceau de l’Humanité, (ii) l’Egypte antique est noire africaine et (iii) l’Egypte antique a civilisé le reste de l’Humanité. Ce ne sont pas les Gaulois qui étaient les ancêtres des Noirs Africains, encore moins la France, leur « mère-patrie » ;ce sont les Noirs Africains qui ont enfanté l’Occident, puis ont cherché à le civiliser, en vain. Ce n’est pas, par hasard, que les Egyptiens anciens appelaient les Occidentaux par le nom de « NIETH » ou « REFUS » ; car, ils refusaient la vraie civilisation. C’est ce mot de « NEITH », lu à l’envers (comme RÊ et ER, HËPËRA et ORPHE, etc.), qui a donné « ATHEINA » ou « ATHENES » des Grecs anciens. Aujourd’hui encore, l’Occident refuse toujours la vraie civilisation ; et, il n’atoujours pas décidé de « refuser de refuser ».

 

C’est pourquoi, Cheikh Anta DIOP rappelait, sans cesse, à qui voulait l’entendre, que l’avenir de l’Afrique Noire n’est ni en Occident, ni en Orient, ni ailleurs que dans son propre passé ; car, c’est dans son passé, que l’Afrique Noire doit aller puiser les matériaux qui lui permettront de construire son futur ; et ce passé, le professeur le situait en Egypte antique. Par l’Egypte antique, l’Afrique Noire (jugée anhistorique, sensée n’avoir pas d’histoire précoloniale et insuffisamment entrée dans l’histoire) possède, en vérité, le seul passé humain vieux de près de 20 000 ans. En aucune autre contrée humaine, le passé ne remonte pas à plus de 5 000 ans.

 

Malgré l’importance capitale et décisive, de ses contributions, Cheikh Anta DIOP disait toujours qu’il n’a fait que défricher un champ ; et, ce champ, il faut le cultiver aujourd’hui. Ainsi, assumer l’héritage de Cheikh Anta DIOP, ne consiste pas à seulement rappeler ses hauts faits, ses exploits ; c’est, surtout, de plonger directement et intensément, dans le passé de l’Egypte antique (dont la période pharaonique, des 30 Dynasties royales, n’est que l’étape de décadence et non de gloire), pour y puiser les matériaux de construction du futur de l’Afrique, voire de toute l’Humanité (actuellement en déclin). Mais, un obstacle, de taille, se dresse sur ce chemin : ce passé africain est rendu dans une écriture hiéroglyphique, que personne n’était encore parvenue à déchiffrer. Or, il se trouve que la « Këllë-Basse du Pharaon », un Magazine qui sortira bientôt, est en train de réussir ce déchiffrement, de devenir la seule entité, au monde, à pouvoir rendre les textes hiéroglyphiques, de l’ancienne Egypte, à nouveau lisibles, compréhensibles et exploitables.

 

C’est ainsi que la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, sans pouvoir la lire, traduit par « ACTE D’ADORATION AU (ROI) DIEU GRACIEUX QUI A SOUMIS LE MONDE ET A LA DIVINE EPOUSE ») se lit « AAR TAAJAT NI NËTËRI RAFET, SANKË SUUF SU TANGË NI NËTËRI XAMUT » et signifie « SECURISER LA MISE EN PLACE, COMME UNE BEAUTE NATURELLE, ELIMINER LA CHALEUR (AMBIANTE) DU SOL COMME UNE IGNORANCE NATURELLE = CE QUI SE FAIT AVECAMOUR, SE FAIT AVEC AISANCE ».

 

De même, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, sans pouvoir la lire, traduit par « LA DIVINE EPOUSE NOFRE – ATARI, VIVANTE ») se lit « NËTËRI XAMUT [RAFETI TËRAAY] ANKHAAT » et signifie « UNE IGNORANCE NATURELLE DES ATTITUDES DESIRABLES (DE LA FEMME ?), C’EST VIVRE ENCORE = IGNORER LE DESIR, C’EST PROLONGER LA VIE ».

 

De même aussi, la phrase «   » (que l’Egyptologie occidentale, lit comme « DPT MWT NN » et traduit par « C’EST LE GOUT DE LA MORT ») se lit « DABAATU MUURU AM THI MUURU ÑAXAAY » et signifie « TENTER DERATTRAPER LA COUVERTURE EN SE CONTENTANT DE LA COUVERTURE DE L’ENHERBEMENT ».C’est ce que la « Sagesse Populaire » rappelle dans l’expression « Ku amulyaaynaampëmaam » ou « A défaut de la Mère, se contenter de téter la Grand-Mère ».

 

Encore, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, lit comme « BWT-I PW HS » et traduit par « MON ABOMINATION EST EXCREMENT ») se lit « BUTI SANIMER BU XAS XASAB YI » et signifie « EVIDER (VIDER DE SON CONTENU) LA SAGESSE QUI S’EN PREND AUX CALCULS (AUX OPERATIONS) ».

 

Encore, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, sans pouvoir la lire, traduit par « DES DEUX MONTAGNES SOLAIRES ») se lit « GUUXAAYAT XAT-XAT) et signifie « ENGORGEMENT (AMONCELLEMENT) DE DIFFICULTES ».

 

Encore, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, sans pouvoir la lire, traduit par « AUGUSTE, TITRE IMPERIAL ROMAIN ») se lit « DEEWU BOÏ THI TUS »et signifie « ACTIVATION PERMANENTE POUR DU MINUSCULE (POUR DU RIEN) ».

 

Encore, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, lit comme « HBSWT-F, WR SY R MH 2 » et traduit par « SA BARBE ETAIT PLUS LONGUE QUE DEUX COUDEES ») se lit « THABU THI KARAWEEF WËR SI AAR MOKËWAAY (POOTH) »et signifie « MISE EN GRAPPE DE TOUTE LA CHEVELURE TRESSEE, EN GUISE DE PRESERVER L’ADRESSE, L’HABILETE (DE FEMME) ».

 

Encore, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, lit comme « M-HT WNN HR M NHN-F » et traduit par « ALORS QUE HORUS ETAIT DANS SA JEUNESSE ») se lit « AM NËXAT AW IEEWININ WURUSU AM NËXINU MUUSUWEEF »et signifie « AVOIR UN NIVEAU PARTICULIER D’INTELLIGENCE DU CHEMIN DE LA DETERIORATION, POUR SAISIR LE NIVEAU DE TROUBLE DE L’ENFANCE ».

 

Encore, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, sans pouvoir la lire, traduit par « LA DUREE DE LA VIE DANS LE MONDE TERRESTRE FUT DE 72 ANNEES 1 MOIS ET 23 JOURS ») se lit « TALI AWEEF XEME WAXTU NATË ANKH XAR TOPË TANGË AT 72 IEEGAT BËS XARAT WAXTU 23 »et signifie « LE DEROULEMENT DU CHEMINEMENT, ESTIME PAR HEURE, POUR MESURER L’EXISTENCE (HUMAINE)EN CRITERE DE CHALEUR (DE VIE), (EST) 72 ANNEES, EN JOUR, DE MOIS, REPARTI EN 23 HEURES ».

 

NB : Ainsi, il y a plus de six mille ans, « au moment où le reste du monde était plongé dans la barbarie », les Noirs de l’Afrique Noire, les Egyptiens anciens de l’Egypte ancienne notamment (les Khëm de Khëmët : les Noirs carbonisés de la Terre qui carbonise), estimaientdéjà la durée de l’année à 365 jours et 06 heures etavaient, en même temps, évalué la durée du jour mensuel à 23 heures ! Les Occidentaux devraient donc bien pouvoir nous donner « leur » justification, du jour réparti en 24 heures !Selon nos ancêtres de l’Egypte antique, « IeegDeewuBës » ou « le Jour Moyen Mensuel » dure 23 heures !En 400 avant JC et sous PERICLES, la Grèce antique, la partie qui était la plus civilisée de l’Occident, utilisait encore une année de 360 jours.

 

Enfin, la phrase «  » (que l’Egyptologie occidentale, sans pouvoir la lire, traduit par « CHAQUE MOIS, CHAQUE ANNEE ») se lit « SANKË IEEG DEEWU BËS, SANKË AT »et signifie « LA PERTE D’UN JOUR MOYENDU MOIS (EQUIVAUT A) LA PERTE D’UNE ANNEE ».

 

NB : Un jour ajoutéàla période bissextilede 1460 jours (365 j x 4 et ¼ j/an),équivaut à une année ajoutée à la période Sothis (Sirius) de 1 460 ans (365 ans x 4et ¼ j/an).

 

Ainsi donc, la « Këllë-Basse du Pharaon », un Magazine bimestriel, a décidé de paraître, avec pour objectifs de :

 

(+) Assurer une large diffusion des résultats du déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens, pour que les Africains (tout au moins) puissent, à nouveau, accéder au savoir et à la sagesse, de leurs ancêtres, accumulés sur une période de dix-huit mille ans (le « Père de l’Histoire », Hérodote, disait que, pour les Egyptiens anciens eux-mêmes, leur histoire commence dix-sept mille ans avant JC), pour y puiser les matériaux de construction d’un futur meilleur et véritablement humain ;

 

(+) Faire connaître la voie de l’Homo Humano, l’expliquer et la justifier, afin que les Africains puissent, à nouveau, quitter la voie de l’Homo Sapiens (et ses avortons que sont l’Homo Sapiens-Sapiens et l’Homo Robot), pour reprendre la voie de l’Homo Humano et y tirer le reste de l’Humanité. Les êtres humains ne peuvent plus se limiter à la seule satisfaction de leurs besoins animaux (nourriture, voiture, parures) et à la satisfaction de leurs plus bas instincts humains (homosexualité, pédophilie, masturbation, accouplement avec des animaux, inceste, transgenre, etc.) ; une animalité à laquelle l’Occident (complètement déboussolé, aujourd’hui) ne cesse de nous entraîner. Les êtres humains (parce qu’étant humains) doivent chercher à surtout satisfaire leurs besoins humains (rationalité, savoir, spiritualité, sagesse, don de soi, prescience, mâat, etc.) et à aller vers leur divinisation progressive, comme l’avait amorcé l’Egypte antique, à travers la voie de l’Homo humano. Etre divin, c’est tout savoir, c’est tout pouvoir, c’est être tout (Xam Lèpp, Mën Lèpp, Doon Lèpp) !

 

Le 07 Février 2019, nous avons été nous recueillir, physiquement (avec le corps), en pensée (avec le cerveau) ou en sentiment (avec le cœur), sur la tombe de Cheikh Anta DIOP, dans son village de Caytou. A Cheikh Anta DIOP, l’Afrique et l’Humanité toute entière, reconnaissantes. Puisse le Bon Dieu l’accueillir et le placer dans les sphères les plus élevées du Paradis, pour les services qu’il a rendus à l’Humanité.

 

La Rédaction de « La Këllë-Basse du Pharaon »

s/c Cheikhou GASSAMA Alias « Pharaon »

Représentant, à Kolda, de « La Këllë-Basse »

Quartier Sikilo-Ouest, Région de KOLDA

Tel : 77 499 31 22 / 76 280 82 60

E-mail : gassamacheikhou@yahoo.fr

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Un commentaire

  1. Bidon complet. Ce soit disant savant n’est rien d’autre qu’un charlatan. Ses théories ne se basent sur aucun fait scientifique.

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