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CHEIKH KANTÉ Un capitaine de l’économie

Directeur général du Port autonome de Dakar (Pad), Cheikh Kanté s’est imposé dans l’esprit public national pour son inlassable action publique et son immense œuvre managériale. Grand responsable politique et haut technocrate doublé d’un universitaire fécond, il a été élu l’homme de l’année 2015 en raison des résultats élogieux à la tête du Pad, pilier fondamental de l’économie nationale. Mais, il demeure un homme discret dont l’immensité des résultats contraste avec la nature sobre et effacée.
À le voir dans son tempérament serein ou à l’entendre cogiter, Cheikh Kanté dégage instantanément l’allure d’un homme trop sérieux dans ce qu’il dit et fait pour se laisser divertir par des trublions. Il jouit d’une forte personnalité raffermie par une démarche altière et solennelle. Ses pas cadencés sont identiques à des jalons de soldat prêt à aller au front. Sa tenue, régulièrement avenante, est toujours taillée dans une classique harmonie de couleur sobre. Par nature, il est impavide et imperturbable, étant profondément cérébral. Déjà, son regard de félin peut parfois demeurer longtemps inébranlable comme s’il épiait un élan bien réfléchi pour prendre un envol.
Dès mai 2012, il en a d’ailleurs pris un, s’étant vu installé à la tête de la très sérieuse Direction générale du Port autonome de Dakar (Pad) par le président de la République. Les appréciations immédiates sur sa nomination à la tête de ce grand service de l’État ont convergé : son génie managérial, son esprit de responsabilité, ses convictions républicaines, sa foi en l’avenir et son attachement au travail vite et bien fait lui ont indubitablement donné un profil idéal pour ériger l’économie portuaire en véritable levier du développement national. Et en un temps record, son nom s’est imposé aussi bien dans les faubourgs qu’arpentent les citoyens que dans les grands services et Institutions qu’occupent les hommes d’État et les hauts responsables politiques.
Pourtant, Cheikh Kanté a tout pour se donner le diadème ostentatoire d’un technocrate et d’un responsable politique suffisant et incontournable. Mais sa modestie naturelle, son esprit de discernement, sa simplicité et sa volonté de satisfaire l’intérêt général en raison d’une éducation accommodée de vertus ont fait de lui un homme feutré et effacé dont le cœur n’est en fête que devant le résultat d’un travail bien accompli et accueilli à l’applaudimètre.
Serein et doté d’un intellect florissant, il dégage, dans son élan de technocrate chevronné, la simplicité et la frugalité propres aux grands hommes d’État.
La fertilité de ses idées, l’excellence des résultats de son action à la tête du Port autonome de Dakar (Pad) qu’il a hissé au summum des ports qui pèsent dans le commerce interafricain et son esprit d’avant-garde ont fait de lui un exemple à distinguer pour un Sénégal inextricable dans son attachement à l’émergence.
Il a marqué l’année 2015 et même les années précédentes pour son œuvre, une œuvre prodigieuse digne d’une gouvernance moderne soumise à une indispensable obligation de résultats et de comptes-rendus. D’ailleurs, accomplir avec dextérité et ingéniosité la mission qu’on lui confie n’est seulement pas pour lui un devoir mais une question d’honneur. Il n’aime pas l’échec et la fuite de responsabilité. Relever un défi est chez lui une passion devant laquelle il n’abdique jamais. C’est pourquoi, il soumet ses collaborateurs qu’il choisit selon leurs profils et leurs compétences à un rigoureux rythme de travail pour des résultats conformes aux attentes et aux exigences.
Travailler avec lui peut être une épreuve en raison de sa rigueur, de sa ténacité, de son code de conduite et de son aversion pour l’incompétence et l’improductivité. Il est intransigeant avec les normes d’une administration organisée et les principes d’une gouvernance correcte en phase avec les règles et les conventions. Les atermoiements et les retards dans l’exécution du travail l’irritent. Ainsi est l’homme. Sa vision du développement et sa nature cérébrale y sont certainement pour beaucoup.
Mais au-delà même de son action à la tête du Port autonome de Dakar (Pad), Cheikh Kanté est simplement un phénomène : habile juriste rompu au génie de la comptabilité financière et de la gestion des entreprises, produit de prodigieuses écoles dont le CESAG, prolifique magister auréolé de deux Doctorats adoubés par de prestigieuses universités dont celle de Paris-Dauphine, professeur, écrivain, chercheur, virtuose de l’administration privée et véritable maestro de la gouvernance publique, il est un technocrate aux capacités managériales qui, dût quiconque même en être contrarié, imposent le respect et forcent l’admiration.
Son atout principal est d’être un silo inépuisable d’expériences et de visions novatrices. Si son nom, dans son terroir natal, baigne dans une flache de popularité, c’est aussi en raison de son altruisme. Son action publique renseigne que l’indigence d’autrui l’attriste de sorte qu’il transforme la générosité en charpie versant autour de lui un cœur plein d’humanisme et de bienfaisance.
Son dynamisme, sa productivité, son sens du labeur et son esprit d’anticipation sont bien salués par ses pairs d’Afrique qui le respectent à souhait, voyant en lui un policé et énergique soldat de l’économie.
Le fêter et rendre compte de son œuvre ne peut être qu’un acte de patriotisme et de gratitude. C’est surtout un geste de reconnaissance nationale qui le galvanise davantage et pousse aussi les autres à aller de l’avant jusqu’à ce que l’émergence, sous la houlette de capitaines de l’économie, arrive à bon…Port !

Pape Ndiaye

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