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CHEIKH OMAR SY SUR LA LIBÉRATION DE KARIM WADE- « On doit nous dire de quoi l’État a discuté avec le Qatar »

  • Date: 4 juillet 2016

Député à l’Assemblée nationale et membre de « Bess Du Niakk », Cheikh Omar Sy a été, samedi dernier, l’invité de l’émission le “Grand Oral” de Rewmi FM. Face aux journalistes Fatou Thiam Ngom Kane et Youssoufa Mané, l’honorable député s’est prononcé sur plusieurs questions d’actualité notamment les conditions de la libération de Karim Wade.

La position de « Bess Du Niak » par rapport à la libération de Karim Wade

« La position de “Bess Du Niak” par rapport à la libération de Karim Wade n’est pas encore officielle. En effet, je parle en mon nom. La grande question que tous les Sénégalais se posent, c’est le jet privé. Mais au-delà de cela, la Constitution donne une prérogative au président de la République de gracier qui il veut. Les Sénégalais ne sont pas dupes. Depuis un mois, tout le monde savait que Karim Wade allait être libéré parce que le Président l’a dit. La pression maraboutique et autres a été telle qu’il était obligé de le gracier. Le Président vit sous une pression quotidienne parce qu’il détient tous les pouvoirs. Maintenant, il a été gracié et nous n’avons pas de problème. Je le dis parce qu’il faut que je sois honnête avec moi-même. Je suis allé voir Me Wade avec Aïda Mbodj pour voir comment réconcilier le président de la République et Me Abdoulaye Wade. Quoi qu’on dise, Wade a joué un rôle important pour la démocratie sénégalaise. On a vécu des années difficiles et c’était Wade qui était le leader. Il nous a portés ; nous étions sur le terrain et nous avons défendu des principes. Cependant, ce rapprochement ne pouvait se faire sans régler le cas de Karim Wade. »

L’implication du Qatar par rapport à cette libération

« Mais, la grande équation, c’est qu’est-ce que le Qatar a à faire  dans toute cette histoire-là. Comment on est arrivé à ce que Karim sorte et entre dans un jet privé. Le Procureur du Qatar qui vient le chercher et il quitte le pays avec Madické Niang qui est aussi un avocat. Les enjeux derrière, c’est quoi. On nous montre des photos du Procureur du Qatar assis aux côtés du ministre de la Justice, Sidiki Kaba, et sont en train de signer un protocole. Pour ce protocole, on parle de création d’un centre juridique. Mais les photos parlent d’elles-mêmes. Donc, ce sont des questions légitimes, ce n’est pas de dire que oui on veut créer des problèmes. Quand il y a quelque chose qui se passe, vous ne pouvez pas empêcher les Sénégalais de se poser des questions. Je ne suis pas de ceux qui parlent de deal international parce que je ne maîtrise pas ce qui s’est passé. Certainement, il y a eu des choses et c’est à l’État d’expliquer pourquoi le procureur du Qatar était là et qu’est-ce qui s’est réellement passé pour que Karim Wade puisse prendre l’avion. »

« L’État est au courant de tout »

« Comment un État peut ignorer la présence d’un jet privé sur son territoire. C’est grave. C’est remettre en cause notre sécurité. Un avion qui entre dans votre espace aérien il est immédiatement signalé et d’autant plus que ce n’est pas n’importe quel avion, c’est un bombardier Jet privé avec une autorité qui est procureur d’un État qui a été reçu par le président de la République. Nuitamment, Karim Wade est parti avec lui voir le fils d’un marabout pour avoir la bénédiction avant de sortir. Vous dites que vous n’êtes pas au courant. Si l’État ignore tout cela, c’est parce qu’on n’a pas un État. La meilleure justification, c’est de dire oui nous avons discuté avec le Qatar. Il y a eu des propositions qui ont été mises sur la table. Il y a eu une situation politique, nous avons demandé l’avis de Karim Wade. Nous avons discuté et il a dit qu’il veut aller au Qatar. Nous avons pris des dispositions et l’Emir lui a envoyé un Jet privé pour qu’il aille au Qatar. Vous savez, entre État, on parle toujours d’argent sinon il n’y a pas de rapport. On ne fait pas de la diplomatie pour les beaux yeux d’un pays. On fait de la diplomatie parce qu’il y a des intérêts. Moi, qu’il ait des intérêts financiers derrière, je ne crains pas cela. C’est le manque de transparence. Qu’on nous dise carrément l’Emir du Qatar a mis tant sur la table pour la libération de Karim Wade. »

Cheikh Moussa SARR

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