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Cheikhou Oumar El Foutiyou Tall : Le séjour en Egypte (Par Mamadou Amadou Tamimou WANE)

Dans notre numéro 152, nous vous proposons cet entretien exclusif de feu Amadou Tamimou Wane avec Amadou Windou Nodi sur la vie du Saint-Homme Cheikhou Oumar Foutiyou Tall.

Cet entretien a été réalisé il y a plus de trente années au Fouta des profondeurs. D’abord nous vous avons parlé des débuts du Saint-Homme et sa brillante tournée dans le monde et plus particulièrement en Indonésie où il avait fait des miracles en soignant une haute personnalité tombée malade pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, notre historien Amadou Tamimou revient sur le pèlerinage à La Mecque de Cheikhou Oumar Foutiyou Tall. Voici ce que lui disait le Sultan Mohammadoul Maghribiyou : «Cheikhou, je vous retiens encore, j’ai des questions à vous demander dont j’ai besoin des éclaircissements», La réponse du Cheikh était la suivante : demander tout ce que vous voudriez connaître, je suis disposé à vous répondre. Ainsi, le sultan enverra des lettres de convocation à tous les savants d’Egypte en leur fixant le jour du rendez-vous. Ils vinrent tous répondre à la maison d’hébergement où le Sultan les attendait. L’homme de Dieu n’eut aucune difficulté pour convaincre ses hôtes aux connaissances multiples. Des questions sur une douzaine de disciplines ont été posées au Saint-Homme et à chaque fois, il n’eut aucun problème pour convaincre.

Cheikhou Oumar s’installa dans la maison d’hébergement entourée de beaux jardins de fleurs et d’autres agréments de différentes sortes.
Le Sultan Mouhammadoul Maghribiya accompagné de ses courtisans, se rendit dans le même instant auprès de son hôte pour lui souhaiter le bienvenu, avec toutes les cérémonies rituelles réservées aux grands hommes. Il lui fit apporter par des serviteurs et des servantes d’excellents mets du pays avec un grand festoiement. Après les souhaits de bienvenue, le Sultan prit congé laissant auprès de Cheikhou Oumar des gens pour le régaler.

Un splendide festin organisé à cette occasion dura trois jours consécutifs. Conformément aux dispositions méthodiques du Prophète Mahomet et qui recommandait d’honorer les hôtes de marque en les mettant aux moins pendant trois jours avant de les libérer à partir. Après les trois jours d’escale au Caire, Cheikhou Oumar manifesta le désir de traverser la mer rouge, poursuivant son voyage vers la ville.

La Mecque. Mais le sultan Mohammadoul Maghribiyou lui dit: -Cheikhou, je vous retiens encore, j’ai des questions à vous demander dont j’ai besoin des éclaircissements». Cheikhou lui répondit de demander tout ce qu’il voudrait connaître, qu’il était disposé à lui donner tous les éclaircissements possibles. Dès lors, le sultan adressa des lettres de convocation à tous les savants d’Egypte en leur fixant le jour du rendez-vous. Au jour incliqué, tous vinrent répondre à la maison d’hébergement où le sultan les attendait. Il leur dit: «je vous convoque tous, pour questionner en ma présence et éprouver les éminentes connaissances de cet étranger, érudit, dans toutes les sciences arabes». Puis s’adressant à Cheikh Oumar il lui dit: «ces savants que vous voyez sont venus vous consulter et vous poser des questions». Cheikh Oumar lui répondit qu’il était très disposé à répondre à toute questions et ses préceptes.

Les savants se mirent alors l’un après l’autre à le questionner sur les diverses sciences et sur plusieurs disciplines de l’enseignement arabe. Ils l’interrogèrent séparément sur douze disciplines différentes. A chaque question il donnait suffisamment des réponses très étendues. Finalement ils épuisèrent tout ce qu’ils avaient comme questions. Ils apprécièrent Cheikhou et reconnurent, chapeau bas, sa supériorité sur ceux en savoir et sa sagacité incomparable.

Après cette rencontre culturelle, Mohammadoul Maghribiyou très satisfait de son hôte lui tint ce langage: «j’admire votre vaste savoir, très apprécié par les plus grands savants du pays de l’Egypte, pour vous marquer ma joie je vais vous enrichir en vous don- nant d’importants cadeaux».

Il lui donna l’habillement complet pour lui et ses compagnons, pour remplir les formalités du pèlerinage puis il lui offrit assez d’or et d’argent pour leurs frais de séjour à La Mecque, pour les divers achats qu’ils auraient à faire et enfin pour leurs provisions de route et pour payer les frais de transport de retour à leur pays d’origine.

Lorsque Cheikhou Oumar reçut ces présents considérables, il continua son voyage avec ses gens vers l’Arabie où son arrivée éventuelle avait été déjà annoncée en prédiction, plusieurs années à l’avance par l’illustre Chérif Saïd Ahmadou lbnou Mohamadou Tidiane lors de son dernier pèlerinage, lequel s’adressant à l’Eminent Cheikh Mohamadoul Ghaly le khalife supérieur en Arabie de la secte Tidiania à l’époque résidant à Madinatoul Mounawara (Médine) lui dit : je vous révèle ce secret émanant d’une prédiction recueillie en veillée de prière et vous confie ce précepte dans l’ordre pratique de la secte tidiania que vous communiquerez à un homme noir qui se présentera à vous dans les années à venir, il n’est pas encore né et s’appellera Cheikhou Oumar Foutiyou. Il viendra des pays de l’Afrique de l’Ouest, d’un village appelé Halwar, Il viendra ici immanquablement vous voir et vous lui transmettrez cette confidence. C’est lui qui sera mon successeur universel pour la science des dogmes cachés de la secte Tidiania. Le même homme obtiendra l’autorisation divine de faire la guerre sainte dans les pays des hommes noirs».

A la fin de cette conversation intime, les deux éminents saints se séparèrent, Cheikh Ahmadou Tidiane se retira à Aynimal (Maroc) et Cheikh Mohammadoul Ghaly resta à Médine(Arabie). Ce dernier nota sur un parchemin toutes les divinations suggérées par Cheikh Ahmadou Tidiane.

Avant de se séparer Cheikh Ahmadou Tidiane donna à Cheikh Mohammadoul Ghaly des invocations et des remarques avec lesquels il reconnaîtra Cheikhou Oumar le moment venu. Vous le verrez pour la première fois, lui dit-il, non à Médine mais à la Mecque en temps de pèlerinage. Vous vous trouverez ensemble autour-de la Kaaba au moment où effectuant ses tours rituels autour de la pierre sanctuaire, pendant qu’il récite simultanément à haute voix le verset dit -Sayûyou-.

Des années s’écroulèrent. Un jour, pendant que Cheikh Mohammadou! Ghaly en pèlerinage à la Mecque accomplissait ses obligations de pèlerin derrière la Kaaba, il rencontra un noir qui remplissait aussi ses devoirs de pèlerin, entrain de réciter le -Seyfiyou-. Soudain, se souvenant de la prédiction de Cheikh Amadou Tidiane, stupéfait, il aborda l’homme inconnu, écouta attentivement la récitation puis il l’interrompit à la phrase suivante: «Allahouma Ardjiny Galbam- Khâciann … », le salua et lui remit un livre appelé «Zavahiral Maâny».

Rentré au campement, il parcourt le livre de son commencement à la fin, le comprit et le récita par cœur puis il déclara à ses compagnons de voyage que ce livre de Cheikh Ahmadou Tidiane est plus précieux que l’or pur et doit par conséquent être conservé bien soigneusement. Il remercie Dieu, ajouta-t-il, d’avoir vu ce livre unique qui aurait pu disparaître du monde depuis la mort de Cheikh Ahmadou Tidiane son auteur. Je dois donc garder précieusement ce livre de valeur que j’appelle «Rimâhou- par des gardiens armés de lances, conclut Cheikhou Oumar, comme on garde un amas d’or dans un trésor, comme ça, personne n’osera venir s’en accaparer.

Par Mamadou Amadou Tamimou WANE
Expert en communication
PCA de la SSPP «Le Soleil»

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