Sans titre

Cherif Mohamed Aly Aidara guide de la Communauté chiite «Le terrorisme trouve son terreau dans le nouveau culte du martyr développé au Moyen-Orient et dans les pays arabes.»  

 

 Le guide de la communauté chiite, Chérif Mohamed Aly Aidara, demeure convaincu que c’est dans l’Islam originel qu’il faut chercher les voies et moyens pour éradiquer le terrorisme.

Si le terrorisme croît à une vitesse exponentielle, c’est parce que les musulmans deviennent de plus en plus nombreux, mais de moins en moins bons. La révélation est faite par le guide de la communauté Chiite au Sénégal. En effet, selon Chérif Mohamed Aly Aidara, le terrorisme trouve son terreau dans le nouveau culte du martyr développé au Moyen-Orient et dans les pays arabes et dans les grandes injustices des pays dominants. Le résultat en est que là où les Occidentaux se perdent dans la recherche effrénée de la liberté, des plaisirs, de la jouissance des biens de ce monde, les «terroristes» s’attachent frénétiquement aux bénéfices d’un au-delà de martyr, a-t-il fait savoir. Au paradis terrestre que prônent les uns s’oppose le paradis du martyr dans l’au-delà dont rêvent les autres, a-t-il expliqué, à l’occasion d’un récital de Coran organisé par l’Institut Mozdahir. «Les uns tiennent à leur vie et la défendent bec et ongles, tandis que les autres n’y tiennent pas et la donnent pour rester immortels. Aux bombes jetées des avions répondent les avions jetés en bombes. A celles lancées répondent celles portées», a-t-il indiqué. Pis, dit-il, les «anti-terroristes», plus «terroristes» que jamais, se sont jurés de traquer et d’éliminer les «terroristes» du monde entier, tandis que les kamikazes n’ont plus de limites, ni dans leurs méthodes, ni dans leurs cibles. En réalité, devraient également être qualifiés d’au moins «terroristes», ces Etats surpuissants qui attaquent, avec une insolente impunité, des populations innocentes, précise-t-il. A son avis, la situation semble, dés lors, inextricable. Seule une médiation est indispensable. «Aux uns de comprendre que la liberté a des limites et que la richesse et la force ne permettent pas de tout obtenir, car pour qu’elles soient efficaces, elles doivent se joindre à la justice et à la vérité. Leurs propres religions leur interdisent de commettre le mal. En s’y référant et en analysant le bien-fondé des raisons qui militent en faveur de la paix, ils finiront par s’y soumettre», dira-t-il. Les terroristes, il les exhorte à comprendre que le sacrifice de la vie d’un homme est un don ultime que l’on ne doit pas faire, tant qu’il reste d’autres moyens pacifiques de résoudre les problèmes. «Or, ces moyens existent et la durée ou les sentiments passagers que l’on peut avoir ne devraient nullement influencer l’issue heureuse à trouver», a-t-il souligné. A l’en croire, la guerre sainte est un recours ultime que le Prophète Mouhammad (PSL) n’a utilisé que de façon défensive. C’est pourquoi, dit-il, il est rare de voir des chiites se tuer dans des opérations suicides, au nom du culte du martyr. Sous ce rapport, Chérif Mohamed Aly Aidara soutient que seul l’Islam originel, tel qu’enseigné par les «ahlul beyt» (la sainte famille purifiée du Prophète), constitue, aujourd’hui, le dernier rempart sur lequel il faut s’adosser pour un développement humain intégral. En effet, il demeure convaincu que c’est dans l’Islam originel qu’il faut chercher les modèles adéquats de développement économique et social, mais aussi les voies et moyens pour une paix durable et universelle.

Mouhamadou BA

Voir aussi

direc

[SUIVEZ EN LIVE HD] : Ouverture de la 5ème édition de l’Université Républicaine de la COJER à Saly Portudal