ECONOMIE

CHOMAGE DES JEUNES- 100 mille emplois, c’est possible au Sénégal

  • Date: 6 janvier 2016

 Les jeunes du Sénégal peuvent bien travailler et gagner dignement leur vie. Ce n’est pas une utopie. La bombe emploi qui menace les pouvoirs publics peut être désamorcée, rien que dans le domaine de l’agrobusiness. Il suffit juste de faire des réajustements, de supprimer certaines dépenses, pour repousser cette pauvreté galopante. Et donner des revenus aux jeunes, n’en déplaise à tous ces avocats qui portent leurs toges, pour la santé de la reproduction, la limitation des naissances et ces idées de l’Occident.

Une haute autorité de la République souligne que pourvoir des emplois, ce n’est pas sa tasse de thé. Certes, elle n’est plus aux commandes mais dans ce Sénégal, où l’on est une société de consommation, rien que l’agrobusiness peut aider le Gouvernement de Macky Sall, à réussir son pari.

En effet, pas besoin d’être économiste ou de sortir d’une grande école, pour se rendre à l’évidence. Il y a des secteurs porteurs. Rien qu’en développant l’agrobusiness, le chef de l’État peut ôter cette épine du pied. Beaucoup de projets peuvent être gelés ou réduits de moitié. Le budget de  fonctionnement de certaines structures,  la quote-part de certaines autorités, des agences,  sont des sources de financement.

La Casamance peut à elle seule, offrir, plus de dix mille emplois, rien que dans la transformation des oranges. Ne parlons pas des jus, marmelades, mais plutôt des grandes usines, pour remplacer le vinaigre. Combien de jeunes filles et garçons pourraient y travailler, de la collecte jusqu’aux usines. Sans oublier que cette région du Sud est bien fournie avec son port et son aéroport. En plus des autres agrumes, citron, « mad » qui entrent, aujourd’hui, dans l’art de la table. Combien de jeunes sénégalais n’ont pas payé leurs études ou arrondi les fins de mois en Europe, en faisant de la cueillette de raisins et de fraises, sans oublier la vendange avec des paniers qu’ils portent sous le soleil accablant, pour des miettes. Pourquoi pas donc ce scénario, quelque part, à Ziguinchor, Bignona, Goudomp, Oussouye, Sédhiou, entre autres localités de la capitale du Sud où les fruits pourrissent faute d’usines de transformation.

À Kaolack, l’Université Baye Niasse deviendrait encore plus attractive, avec des thématiques comme la botanique. Les Sénégalais s’épanouiraient autour de ces plantes, fleurs et autres. Non seulement, pour l’ornement, la préservation du climat, mais pour la cosmétique et la parfumerie. Si Yves Rocher, le grand parfumeur se rend à Madagascar, pour y trouver toutes ces plantes qui entrent dans la préparation de ces flacons, c’est parce que la politique de marketing est bonne. Où sont donc toutes ces structures étatiques qui courent pour trouver des bailleurs. Avec en prime des magasins, des zones botaniques, et même la possibilité de baptiser certains villages de noms de marques de cosmétiques ou autres.

Dans le Walo, le riz ferait l’affaire. Alors que la tomate, les pommes de terre, les oignons attendent juste mains expertes et volonté des pouvoirs publics. À quoi servent nos fleuves, barrages et autres infrastructures. Cultiver et manger. Cultiver et vendre le surplus. Dans les zones rurales, il y a de l’espace et toutes les commodités installées. Grâce à des mini-villages. À cheval sur le traditionnel et le moderne, on y installera tout. Stations radio, structures sanitaires, écoles, universités,  supermarchés, belles villas, des fours solaires, éoliens, des boulangeries, pâtisseries, glaciers, etc. Bref, tout ce qui attire le jeune vers la ville. Un retour à la terre, en vrai. Plus besoin de venir à Dakar, la ville saturée, pour dormir à la belle étoile, courir entre les gros porteurs, se faire renvoyer par un parent, partager une chambrette…

Des opportunités à saisir. Reste aux hautes autorités à lancer la grande offensive pour la nourriture et l’abondance. La saison deux.

Ndèye DIAW

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