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Chronique- Et si on en parlait… Qui a besoin d’une usine de  dessalement ?

Le Sénégal qui avait sollicité le soutien du Japon pour la construction d’une unité de dessalement de l’eau de la mer à Dakar, vient de voir son voeu se réaliser. L’Ambassadeur du Japon au Sénégal, Takashi Kitahara, vient, en effet de déclarer, que son pays va nous octroyer les 80 milliards nécessaires, mais sous forme de prêt concessionnel.

Autrement dit, non pas un cadeau à inscrire dans le cadre de la coopération financière non remboursable, mais bel et bien, un prêt que les Sénégalais vont rembourser.

Ce projet d’une usine de dessalement de l’eau de mer ne date pas d’aujourdhui. C’était du temps de Wade. Mais, vu son coût exorbitant, et surtout, nos priorités qui sont ailleurs, il avait été laissé en rade.

En hydrologie nationale, nous sommes d’ailleurs assez bien lotis. Rien qu’avec une meilleure exploitation du Lac de Guiers, couplée à la résurrection tant attendue du Canal du Cayor, nous pourrions même être excédentaires. Et cela, les autorités actuelles le savent. Alors, pourquoi ce subit intérêt pour un projet aussi coûteux, dont, curieusement, le site sur la Corniche Ouest a toujours été contesté par les populations riveraines ?

Ce ne serait pas étonnant, une fois de plus,  que des velléités de s’approprier des terrains sur le domaine national maritime du littoral soient à la base de tout. D’autant que le dessalement de l’eau de mer, très gourmand en énergie, s’intéresse en général aux régions côtières, victimes de la sécheresse.

Le Piroguier

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