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Chronique du jour- AFFAIRE BARTHELEMY – FEU NDIAGA DIOUF Victoire politique contre Tanor

Barthélémy Diaz, qu’Ousmane Tanor Dieng disculpait subtilement après sa facétieuse volteface politique, ne purge pas la peine conspirée. Certes, le complot politique est de l’exclure des Législatives. Mais le régime APR subit bien un revers et tous les regards se tournent vers les gens de la Tanorie. Ils ont voulu effacer le jeune Maire de la carte politique socialiste pour avoir osé les contrarier. Et sans retenue, ils s’érigeaient en juges, avec de drôles de hâbleurs et de burlesques Porte-paroles qui doivent être tout petits maintenant.

Quoique « condamné », Barthélémy Diaz s’en sort victorieux et plus que décidé à en découdre avec eux. Pour un Secrétaire général d’un parti qui a raté sa fonction de Première secrétaire caricaturé en 1er Sectaire, il n’est pas glorieux de se réfugier dans l’appareil d’Etat quand on est au cœur d’une Institution pour solder des comptes. C’est du manque de courage. Il est abject, pour un favorisé du hasard, de se singulariser par le cynisme politique au moyen de l’appareil Etat quand on y siège au nom d’un parti qui vit une spirale d’antagonismes, de démissions et de conflits. Et cet homme prétendument politique, impopulaire et jamais élu de sa vie, est la seule cause de cette tragédie politique.

Justice et verdict politiques

La Justice est antinomique avec la Politique. Mais c’est théorique. Elle est plus politique que civile. Cette dimension se met toujours à nu dans des situations comme celles que vit le PS. Macky Sall ne devait, en aucune façon, accepter le jeu de Ousmane Tanor Dieng et du PS. Son régime n’avait jamais à bénir cette traque politico-judiciaire. Le dossier de Diaz n’a été remis sur la table que dans le sillage de règlements politiques, quand Ousmane Tanor Dieng a accédé à la tête de ce HCCT, cette institution coûteuse et sans siège.  Depuis 1996, cet homme est féroce quand il est au cœur du pouvoir. Il se refugie derrière l’appareil d’Etat pour faire subir une flétrissure à ceux qui le contrarient. Mais ce n’est du courage. C’est de la veulerie.

La sentence rendue contre Barthélémy Diaz  illustre que la Justice  est une Institution politique par sa relation au Pouvoir d’Etat partisan. Ce verdict  a une flagrante dimension politique. Le comportement des gens de la Tanorie et les interventions importunes de l’APR sur cette affaire et sur le conflit Khalifa-Tanor, illustrent une instrumentalisation de l’appareil judiciaire qui, sous influence, devient une instance de répression servant des intérêts partisans. Mais, c’est honteux de ne mener un combat politique que par le recours à l’appareil d’Etat et par une conspiration qui illustre la couardise et la lâcheté.

Victoire politique contre complot politique

10 ans ! Déstabilisation politique ! Expiation ! Et que ne disaient les Cassandre du jeu politique qui ignorent que la Vérité ne tombe jamais en cendre et la Liberté n’est pas à vendre. La conspiration politique est sans effet devant la vérité des faits. Rendre un verdict qui entrave l’éligibilité est une conspiration. Mais il ne peut rien contre la liberté et le droit d’agir. Cette volonté de subordonner la justice à des calculs et intrigues politiques, est une constante au Sénégal. Mais elle échoue tôt ou tard.

Les gens du PIT, du RND, de la LD, d’AJ, même du PDS et de l’APR, ont vécu cette expérience. Ils savent que les conspirations politiques attestent le mauvais état dans lequel est une classe politique dirigeante. Un régime politique est institué pour être bon, satisfaire les besoins généraux de la société et être en phase avec la loi et la vérité. Si les citoyens sentent une instrumentalisation de la Justice, cela prouve que la classe politique dirigeante n’est pas bonne car elle a en son sein des forces  perverses décidées à faire déraper les Institutions et l’appareil d’Etat. Ces forces l’ont tenté avec Barthélémy Diaz dans la seule perspective de lui arracher sa légitimité. Que les gens de la Tanorie acceptent qu’ils n’aient point triomphé. Si un clan politique a le droit de tout faire pour se conserver et dominer, qu’il ait la conscience que ceux qui les contrarient ont aussi le droit de les combattre avec la férocité requise.

Il y a en ce régime de Macky Sall ce qui a été vu du temps des Socialistes comme du temps de Wade. Il a des gens qui, en maniant le pouvoir et en manipulant l’appareil d’Etat, se croient habiles parce qu’ils se résignent sans peine ni gêne à faire subir le mal. Mais qu’ils soient alliés ou bénéficiaires boulimiques d’une charpie politique ministérielle ou institutionnelle, ils n’ont pour splendeurs que la trahison et la perfidie grâce auxquelles ils jouissent de piteuses sinécures.

Le Piroguier

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