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Si tout citoyen croyant devenait modèle et donnait l’exemple ! (Par Théodore Ndok NDIAYE)

Au moment où notre pays, son Président, Macky Sall, et nos leaders font l’actualité du « leadership », de la bonne gouvernance et de la paix-développement, alors que, d’une part, nous vivons paradoxalement et à nouveau le drame terrible du massacre et de l’engloutissement de nos citoyens dans nos forêts et mers du Sud et, d’autre part, que nos responsables politiques peinent à se parler et à « dialoguer », on est en droit de se demander si le temps n’était pas venu et l’heure sonnée pour l’homme et le « citoyen croyant sénégalais » de s’interroger en conscience. Que faisons-nous de notre ardente foi et de notre paix que nous proclamons et scandons à longueur de journée ? Et l’on a envie de crier « Ngir Yalla, jamm ak teranga ! » (que vivent et viennent enfin la paix et la solidarité, « nom de Dieu !) Le Sénégalais, le citoyen sénégalais, le croyant citoyen sénégalais est vivement interpellé et doit relever le défi de son être et vivre ensemble en citoyen et croyant dans la cité..

« Le fidèle croyant doit donner l’exemple et être un modèle », un guide spirituel.

« … Si donc l’on déplore une crise civique, que l’on s’interroge d’abord sur la fidélité des uns et des autres à ces exigences essentielles de la morale politique. Quand bien même certaines circonstances rendraient, de nos jours, difficile l’exercice du pouvoir, que l’on ne craigne pas de dénoncer cette carence spirituelle et morale. Dans une large mesure, une crise du pouvoir est une crise de civisme, c’est-à-dire, en fin de compte, une crise de l’homme ». N’est-ce pas d’ailleurs ce que confirme l’expérience quotidienne ?

S’il est vrai que, dans un Etat démocratique, la vie civique impose de hautes exigences à la maturité morale de chaque citoyen, il ne faut pas craindre de reconnaître que beaucoup d’entre eux, parmi ceux-là mêmes qui se disent fidèles croyants, ont leur part de responsabilité dans le désarroi actuel de la société. Les faits sont là et exigent un redressement certain. Pour ne citer que les plus notoires, c’est le désintéressement des affaires publiques qui se traduit, entre autres, par l’abstention électorale aux conséquences si graves ; c’est la fraude fiscale qui se répercute sur la vie morale, l’équilibre social et économique du pays ; c’est la critique stérile de l’autorité et la défense égoïste des privilèges au mépris de l’intérêt général.

Dans sa réaction nécessaire contre cet état de choses, le fidèle croyant doit donner l’exemple, car « loin d’y avoir la moindre incompatibilité contre la fidélité à sa croyance et le dévouement aux intérêts et au bien-être du peuple et de l’Etat, les deux ordres de devoirs que le vrai croyant doit toujours avoir présents à l’esprit sont intimement unis dans la plus parfaite harmonie ».

Conf « Les défis aux citoyens et fidèles laïcs d’aujourd’hui en Afrique : avec leurs concitoyens dans l’unité et la diversité, bâtir une société nouvelle…»

Théodore Ndok NDIAYE
Président d’honneur Présence Chrétienne

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