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CL ANTOINE WARDINI, DIRECTEUR DU SERVICE CIVIQUE NATIONAL (SCN) ‘’Personne ne peut nous prendre nos richesses’’

  • Date: 24 octobre 2016

Directeur du Service civique national (Scn) depuis février 2016, le colonel Antoine Wardini, ancien attaché militaire à l’ambassade du Sénégal au Brésil, a été, samedi dernier, l’invité du Grand Oral. Devant les journalistes Fatou Thiam Ngom Kane et Youssoufa Mané, il est revenu sur la question du pétrole au Sénégal, l’incivisme, la formation des jeunes, entre autres sujets. Morceaux choisis.

 Quelle est la principale mission du service civique national?

« La principale mission, c’est l’éducation. Parce qu’actuellement en Afrique, au Sénégal, cet aspect d’incivisme, il y’en a partout maintenant. Vous voyez des manifestations d’incivisme dans nos pays et vraiment c’est grave. Les enfants ne respectent plus personne. Il y a une crise des valeurs. Il y a une crise d’autorités. Les gens ne respectent plus le Président de la République. Les gens ne respectent plus les institutions qui les gouvernent. Les gens n’ont plus d’espoir ou sont désorientés. Chacun est en train d’aller sur son propre chemin pour trouver quelque chose. Chacun est en train de voyager à l’extérieur, rentrer dans les bateaux,… Chacun est en train de chercher une voie pour s’en sortir. C’est comme s’il n’y avait pas cette autorité qui commande ou bien cet objectif auquel nous tendons tous. Le temps est un peu difficile et je ne l’impute à personne. C’est une responsabilité collective de nous tous ».

Y-a-t-il une explication à cette situation?

« L’explication à cette situation, c’est la situation économique en Afrique. Même si on a beaucoup de ressources dans nos sous-sols, on n’a pas beaucoup d’industries, on n’a pas la technologie qu’il faut, on n’a pas les infrastructures qu’il faut pour employer les enfants. L’économie ne marche pas et beaucoup de jeunes sont au chômage. Mais, il ne faut pas qu’on se désespère. Je crois et j’ai l’espoir que le tour de l’Afrique va arriver. Actuellement, les signaux sont favorables et tout le monde essaye de venir en Afrique. Pourtant, on n’a pas encore ce qu’il nous faut. L’Afrique a toutes les ressources du monde et la jeunesse africaine est en train de se former à l’étranger. Les gens tendent à revenir chez eux parce que les chefs d’Etat africains ont compris que la seule chose à faire, c’est de donner une opportunité à ces jeunes qui doivent faire l’Afrique. Et, ces jeunes sont en train de se former. Ils sont en train de revenir et il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être faites ici au niveau de l’Afrique. L’autre opportunité également, c’est les objectifs de développement durable (ODD) qui ont été votés aux Nations unies par pratiquement tous les chefs d’Etat du monde. Ces ODD font une part belle à l’Afrique. Tout ce qui nous manquait, les infrastructures, l’éducation, la santé, l’économie (…), tout est pris en compte par les ODD qui ont été signés avec l’engagement de tous nos chefs. Donc, une opportunité est là et les enfants doivent prendre cette opportunité en main. Rattraper le retard accusé par l’Afrique pour se refaire une bonne place dans le conseil des nations. C’est là que je demande à nos jeunes d’y croire. C’est dure mais d’ici quelques temps, je crois que ça ira bien ».

Quelle appréciation faites-vous de la découverte du pétrole au Sénégal?         

« Au Sénégal, Dieu nous a donné la chance de découvrir beaucoup de chose comme le pétrole, le gaz, l’or et on a même du zircon. Et, les ODD sont là pour nous aider et je demande donc à la jeunesse sénégalaise d’y croire et de ne pas baisser les bras et de se préparer maintenant. Ils n’ont qu’à se former au même niveau que les étrangers qui devraient venir ici prendre leur part. Ils n’ont qu’à se former et se battre pour construire le Sénégal, construire l’Afrique. Parce que personne ne va construire l’Afrique à notre place. Par ailleurs, quand on parle de pétrole, de Franck Timis, Pétro Tim, etc., ce sont des accords qui sont signés, qui vont être signés, ça c’est au niveau étatique. Je ne suis pas trop qualifié pour me prononcer là-dessus. Je sais que nos autorités feront ce qu’il faut mais, actuellement, les sentinelles sont là. Toute la population a les yeux braqués sur ce pétrole et ça c’est une très bonne chose. Il y a beaucoup de débats là-dessus et tout le monde essaie de faire en sorte que les Sénégalais en tirent profit. Les richesses minières du Sénégal c’est pour le Sénégal. On n’a pas l’argent, on n’a pas les moyens de faire l’exploration ni la recherche. Donc, on est obligé de passer par des partenaires qui ont cette technologie, qui ont cette manne financière. Maintenant, prions que ce qui va être signé sera signé à l’avantage du peuple sénégalais. Ce qui est important, c’est que ces ressources sont là au Sénégal. C’est constaté et c’est vérifié. Personne ne peut prendre nos richesses et les emmener. Ce qu’il faut faire maintenant, c’est de former nos enfants le plus rapidement possible et à tous les niveaux. Mais également à tenir l’administration. C’est une belle occasion pour notre jeunesse de se former. Nous, service civique national du ministère de la jeunesse, on est là. On est ouvert à toutes sortes de formations avec les partenaires, avec le gouvernement, avec les régions, avec les organismes étatiques ».

Après la découverte du pétrole et du gaz, est-ce que vous avez songé à former les jeunes dans ce sens ?

« On y a pensé, mais on n’a pas les contacts de ces organisations. On a pensé à la Société africaine de raffinage (Sar) pour aller faire un tour là-bas et discuter avec eux. J’aimerai bien également qu’on nous mette sur la bonne voie pour voir quelles sont les formations qui sont souhaitées pour qu’on commence à s’y prendre dès maintenant. Mais, on va voir avec ces compagnies-là pour voir quels sont leurs besoins en main d’œuvre. J’aimerai bien, comme au Brésil, que cette technologie qui va être transférée ici, soit gérée par nos enfants, par nos populations pour qu’on puisse au moins en bénéficier ».

Cheikh Moussa SARR

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