Accueil / ACTUALITES / CLANISME ET PAGAILLE DANS LA POLICE La sécurité présidentielle et des citoyens en péril ?

CLANISME ET PAGAILLE DANS LA POLICE La sécurité présidentielle et des citoyens en péril ?

Quand l’Etat est faible, le peuple est en danger. Mais quand la Police déambule, sans trembler, dans une autoroute de crocs-en-jambes à double vitesse, cela devient inquiétant. Et c’est la sécurité du président et des citoyens qui est en jeu.

 

 

La désolante image que la passation de service entre Anna Sémou Faye et Oumar Maal, nouveau boss de la Direction générale de la Police nationale, servie au monde entier, est une honte pour la Police nationale. Et, le tout agrémenté par le ministre de l’Intérieur,  qui gagnerait à être moins effervescent. Il oublie la nature de sa posture en versant dans des enfantillages administratifs. L’image est renversante pour une République. Au-delà de cette hérésie policière, se pose même, la non prise en compte de l’importance d’un corps qu’on n’a fini par politiser.  La Police n’est pas une affaire « civile » ordinaire. Ses principes de fonctionnement lui sont propres et que l’Etat, comme tout autre  citoyen, se doit de respecter. Ce qui fait peur, c’est la mise à nu de contradictions internes aigues. Lesquelles contradictions font poser beaucoup de questions.

Le président de la République serait-il en danger ?  Peut-il être sûr de la collaboration entière d’une Police devenue une chapelle politique ? Les citoyens sont-ils à l’abri de dissensions d’une Police dévoyée? Dès lors, le premier magistrat national devrait revoir les formes et la gestion d’un corps sur qui repose sa sécurité et celle des populations. La pagaille qui fait jour et le clanisme sont deux facteurs qui militent à croire que, la Police sénégalaise s’est mise à nu et devient par la même occasion fragile. La crainte est aussi l’indifférence et le sabotage qui pourraient fausser les règles du jeu. Il est clair que la gestion de l’ex-patronne de la Dgpn n’aura pas plu, de même que son éviction. Elle laisse derrière elle « ses hommes » dans un cercle de feu où le nouveau venu a déjà commencé l’épuration. Toute une pagaille qui va court-circuiter le partage d’informations essentielles pour la sécurité nationale. Le moment choisi pour jouer ce mauvais tempo coïncide avec la montée du terrorisme dans des pays limitrophes. Macky Sall et ses hommes auront du mal à réussir le pari de réduire l’insécurité intérieure et extérieure. Cependant, les actes posés dans ce corps sensible pousseraient à croire que les principes de base de fonctionnement d’un Etat démocratique ne sont pas encore maitrisés.

Pape Amadou GAYE

À voir aussi

Traqué par le Sénégal et la police américaine, la demande d’asile politique pourrait sauver Assane Diouf

Beaucoup d’informations contradictoires circulent sur l’arrestation du Sénégalais Assane Diouf qui vit aux Etats-Unis par …

GO : Quand le professeur Hamidou Dia passe à cote

Pas d’accord du tout Depuis les idioties de Penda Ba, ca mousse de partout. Mais …