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Classement de l’enquête sur l’indice sur le budget: Le Sénégal progresse avec une note U 43 sur 100

Dans le domaine de la transparence budgétaire, le Sénégal a obtenu une note de 43 sur 100. C’est ce qui ressort de l’enquête sur l’indice sur le budget ouvert, initiée par le Partenariat budgétaire international (Pbi). Cette étude est une enquête analytique complète qui évalue si les gouvernements centraux du monde procurent au public un accès aux informations concernant leur budget. Les résultats de cette enquête ont été rendus publics hier  par le Groupe d’étude et de recherche et d’action pour le développement  (Gerad) lors d’un atelier de partage.  «En 2008, le Sénégal avait obtenu une note de  3 sur 100, en 2010 également il a eu  3 sur 100.  En 2012 on était à 10 sur 100. Cette année, avec l’enquête de 2015, on est à 43 sur 100. La note a été améliorée, l’indice sur le budget ouvert a été un score appréciable au Sénégal», explique Amidou Aboubacry Diallo, sectaire général du Gerad. Toutefois, il a relevé quelques lacunes dans le cadre du processus de promotion de la bonne gouvernance. «On pouvait avoir plus. Quelques fois, on ne publie pas les documents à temps, ce qui  baisse la note. Le rapport d’audit de 2013, s’il était sorti quelques jours avant la date de publication, pourrait rehausser notre note. Il y a aussi ce problème entre anglophone et francophone qui constitue un  handicap aussi pour le Sénégal dans cette notation», a-t-il fait remarquer. Poursuivant, il indique que l’enjeu majeur au Sénégal concerne la revue en milieu d’année. Car, souligne-t-il, dans le calendrier budgétaire du Sénégal, il n’est pas prévu de faire une  revue en milieu d’année. «On fait des rapports trimestriels d’exécution, mais on ne  fait pas de revue en milieu d’année. Donc ça, c’est un enjeu de taille. Et l’autre élément, c’est la participation du public. Il n’y a pas de mécanisme pour la participation du public dans le processus budgétaire», a-t-il laissé entendre. Selon lui, sur les 102 pays sélectionnés dans le cadre de cette enquête, la moyenne est de 45 sur 100. «Donc nous sommes à 2 point de la moyenne. Le Mali est à 46 sur 100 mais il a stagné en attendant qu’on arrive. Le Burkina est  44 sur 100. Ce qui veut dire que, dans la sous région, nos efforts ont été récompensés même si on est handicapé par un certains nombre de points», se réjouit M. Diallo. Pourtant, le secrétaire général du Gerad reconnait qu’il y a une volonté politique réelle affichée par le gouvernement. Parce que, souligne-t-il, avec l’avènement du nouveau régime, l’assemblée nationale a même voté une loi sur la transparence budgétaire, ceci en harmonisant avec les directives de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) concernant la transparence budgétaire.
Rewmi.com/FBF

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