2 août, 2014
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Classement des 10 pays africains les plus avancés : Le Sénégal en fait partie

Classement des 10 pays africains les plus avancés : Le Sénégal en fait partie

Sur la base des rapports de la Banque mondiale, du Pnud, de la Cnuced, du Wef et des notes de synthèse de l’agence Standard & Poor’s, le nouvel hebdomadaire Les Afriques, le journal de la finance africaine, présent dans les kiosques depuis ce mois de juillet 2007, a entamé son premier numéro en dressant un classement des dix économies les plus performantes d’Afrique en matière d’investissement.

Source : Sudonline
Afin de refléter plus le dynamisme des pays concernés que leur poids réel dans l’économie africaine, le classement a voulu intégrer des critères plus dynamiques tel que l’appréciation des investisseurs (environnement des affaires et compétitivité), la notation pays, le flux des IDE, l’indice de développement humain, entre autres. En tout sept critères d’évaluation notés sur 70 points, qui placent l’Afrique du Sud, avec 45 points, en tête du classement avec un Pib de 256,4 milliards de dollars soit 40% de celui de l’Afrique, une place financière référencée dans les marchés émergents et un marché de capitaux ouvert qui en font toujours la véritable locomotive du continent. Même si, indique l’auteur du classement, le pays n’a toujours pas résolu le problème de ses inégalités sociales. Juste derrière l’Afrique du Sud, la Tunisie et son économie diversifiée se positionne fièrement et confirme un développement économique entamé depuis dans la deuxième moitié des années 80, encadré par l’Etat, et qui a incontestablement porté ses fruits.

Le « tigre » de l’Océan indien, l’ïle Maurice, petit pays de 1,2 millions d’habitants et un pib de 6,4 milliards de dollars, affiche en 3ème position dans le classement son nouveau cap économique des nouvelles technologies, après l’industrie et les finances.

Avec une administration considérée comme la moins corrompue d’Afrique et un sous-sol riche en diamants, cuivre, nickel, le Botswana, seul pays au monde à avoir affiché une croissance annuelle moyenne de 9% sur la période 1970-2000, vient en quatrième position dans le classement des Afriques. C’est ainsi qu’en 1984, le pays est sorti du groupe des pays les moins avancés (PMA) pour se hisser au rang des nations les plus prospères de la région africaine.

Au cinquième rang du classement, les bonnes performances de son secteur touristique permettent à l’Egypte de poursuivre depuis 2003 un cycle de croissance au rythme de 5% alors que les investissements en provenance des pays du Golfe lui donnent une bonne assise financière, en plus de ses exportations pétrolières et gazières.

Des ressources naturelles dont ne dispose pas son suivant dans le classement, le Maroc (23 points), qui est tout de même l’une des places financières les plus dynamiques dans la région et qui compte 16 entreprises parmi les 50 plus grandes d’Afrique du Nord. Si l’économie marocaine reste dépendante du pétrole, comme le note l’auteur, le chantier de l’Indh (Initiative nationale pour le développement humain) devrait faire profiter les dividendes de l’embellie économique à une plus large couche sociale. Son voisin géographique et qui le talonne de très près dans le classement avec le même nombre de points (23), l’Algérie, a réussi à ramener sa dette extérieure sous la barre des 15% du Pib contre 35% en 2003 et les réformes sur le plan financier, notamment la restructuration du secteur bancaire, un important programme de privatisation ainsi que la maîtrise de la dépense publique, devront, selon l’auteur du classement donner à ce pays du Maghreb central « plus d’atouts pour son développement économique ».

Cherchez le Sénégal…

Le Nigéria, enfin un pays d’Afrique de l’Ouest, qui apparaît à la 8ème place (juste derrière l’Algérie avec 22 points), heureux présage pour ce pays de paradoxe qui est également le huitième exportateur d’or noir. C’est aussi, avec une population estimée à plus de 100 millions d’habitants, le pays le plus peuplé d’Afrique et qui compte environ deux tiers de cette population vivant en dessous du seuil de pauvreté contre 43% en 1985. Bien qu’étant dans une bonne conjoncture, le secteur pétrolier nigérian doit faire face à des enlèvements fréquents de coopérants et de travailleurs étrangers sur fond de revendications politiques et sociales.

En revanche, l’Etat de grâce qui prévaut dans le pays au 9ème rang du classement, la Libye, s’illustre à travers la signature en début juin 2007 d’un contrat record de 900 millions de dollars avec la compagnie pétrolière britannique BP pour des opérations d’exploration, mais aussi des Investissements directs étrangers (Ide) qui ont atteint 261 millions de dollars soit environ plus de 130 milliards de FCfa, rien qu’en 2006. il s’y ajoute des exportations composées essentiellement de pétrole et de gaz qui dépassaient 37 milliards de dollars, selon l’auteur du classement. Performances répétées de l’ancienne Gold Coast qui a célébré le cinquantenaire de son indépendance en mars 2007. le Ghana qui ferme le classement des « dix champions d’Afrique » avec 15 points, est devenu au cours des dix dernières années, l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique, grâce « à la combinaison de la formation du capital humain et d’une politique ambitieuse », note l’auteur du classement.

Un classement intéressant par ailleurs dans l’évaluation suivant les critères où, au neuvième rang sur dix pays suivant le critère de la notation pays (Standard & Poors), on retrouve qui ?…le Sénégal. A bien regarder, on le retrouve également dans les dix premiers en termes d’évolution du Pib entre 2003 et 2007, mais à la 10ème place avec 1 point.