amadou_ba_finances

Clin d’œil Félicitations Amadou Bâ, mais…

Le Sénégal connait un excellent taux de croissance qui devrait permettre d’espérer. Tout est à l’honneur d’Amadou Bâ, ancien Directeur général des Impôts et Domaines, et actuel ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. Notre pays est sur la voie de croissance et il urge qu’il accède à deux chiffres.
Amadou Bâ mérite des félicitations. Seulement, ce taux de croissance vanté partout ne permet ni une évolution, ni une élévation du niveau de vie des populations. Une croissance en hausse n’a de valeur que s’il a des effets sociaux. Le pouvoir d’achat des Sénégalais est encore défectueux. La baisse de certains prix est dérisoire.

On ne peut parler de croissance économique au Sénégal même si on vante une élévation du taux de croissance car les citoyens n’assistent à aucune augmentation des richesses produites. Une hausse de la croissance devrait, pour être ovationnée, entrainer une hausse du revenu moyen par habitant. Et ce n’est pas encore le cas.
Le taux de croissance est en hausse. C’est bien et c’est destiné aux experts de l’économie. Mais il n’a pas encore provoqué une hausse du niveau de vie des Sénégalais qui mènent une existence épique de survie dans l’honneur et la dignité.

Ne sentent cette hausse que ceux qui jouissent du pouvoir. Si le Sénégal est donc sur une bonne voie, c’est bien Monsieur le Ministre. Mais, les Sénégalais ne le sentent nulle part !

Domou rewmi

Voir aussi

telechargement

TRANSPARENCE DANS LA GESTION DU GAZ ET DU PETROLE  Ces faiblesses congénitales du COS-Petrogaz

Le Président Sall va procéder, demain, à l’installation officielle du Comité d’Orientation Stratégique-Petrogaz. Cette structure …

One comment

  1. Ibrahima Mat Dia

    Je ne suis pas un supporter de Mr le Ministre mais je contribue plutôt à votre point de vue. Le taux de croissance est une marée montante avec une inclusion progressive il n’exprime pas de l’argent liquide dans nos poches. Ou s’il faut le scruter c’est au niveau des emplois et des commerces. La quincaillerie du coin est un indicateur. Un taux de croissance de 1% exprime la création d’une dizaine de milliers à une centaine de milliers d’emplois dépendant du secteur moteur et du pays. L’emploi ce n’est pas la fonction publique mais plutot ces secteurs formels et informels comme le paysan, l’éleveur, le topographe, le mécanicien, le dentiste, etc. je suis les taxis, leur augmentation corrobore l’existence de la croissance.

    Tout le problème du Sénégal c’est que tout le monde pense que l’on doit s’enrichir overnight sans travailler si cela n’arrive pas donc j’alterne. Seuls les marabouts qui reçoivent des Hadiya peuvent gagner de la sorte; c’est leur métier et je le respecte. Les autres qui gagnent sans coup férir ce sont ces politiciens professionnels qui manipulent mal des fonds publics. Ces deux branches n’ayant pas de chaines de valeurs apportent très peu à l’économie. Toutefois, les ziarras et autres magals sont bons pour l’économie. Contrairement à Cheikh Yérim Seck, la lutte avec une chaîne de valeur créé bel et bien des richesses

    Par contre je considère qu’on peut mieux faire et avoir un taux à deux chiffres du auGovernment failure et au défaut du secteur privé. le défaut du gouvernement est la surfacturation mais je considère surtout que notre secteur privé est timide et pas très innovateurs. Le fait d’utiliser la langue étrangère est un handicap. Par exemple votre journal a un marché réduit de moins de 20% des Sénégalais alors le quotidien coréen, malais ou japonais peut viser la quasi totalité. Le second handicap est l’aménagement du territoire. le troisième handicap est le manque d(innovations, nous n’avons pas la ferme tradition d’inventeurs.

    Cordialement