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CODES DES MARCHÉS PUBLICS, TAUX DE CROISSANCE, ARRIÉRÉS DES SOMMES DUS AUX ENTREPRENEURS, GESTION DES RESSOURCES PUBLIQUES

En prélude à la Revue annuelle conjointe prévue le 8 mai prochain, Lisa R. Franchet, Directrice adjointe par intérim de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) a décliné à l’intention des journalistes, les grands axes du programme en cours d’exécution au Sénégal.
Au total, l’Agence s’intéresse à la signature du décret portant code des marchés publics, l’amélioration du climat des affaires au Sénégal, le règlement des arriérés de paiement dus aux entrepreneurs et la gestion transparente du budget de l’Etat et des grands travaux. La revue annuelle conjointe du programme de l’Usaid communément appelée revue annuelle entre le gouvernement du Sénégal et l’Usaid permettra une journée durant de faire l’état des lieux, le point sur l’état d’avancement de l’exécution des projets financés par l’Usaid au Sénégal et des correctifs à apporter pour la réalisation des objectifs stratégiques. De 1960 à nos jours, ce sont 500 milliards de FCfa qui ont été octroyés par les Etats Unis pour aider le Sénégal à réduire la pauvreté et atteindre ses objectifs de développement. Le programme couvrant la période 1998-2006 a investit les secteurs de la croissance économique pour 35%, la santé pour 45%, l’éducation pour 14% et la Casamance pour 6%. A en croire Lisa Frances, directrice par intérim de l’Usaid Sénégal, dans le secteur de l’éducation, l’Agence a construit avec l’aide du ministère de l’Education « plus de 30 collèges de proximité dans les zones rurales de Fatick, Tambacounda et kolda ; ce qui a permis a beaucoup de jeunes d’étudier ». Dans le secteur de la santé, grâce à un co-financement de l’Usaid et des collectivités locales, elle a estimé que l’Usaid a réalisé et/ou réhabilité « prés de 590 structures de santé dont 439 cases de santé ». S’y ajoute l’initiative salutaire du Président Bush « qui vient d’octroyer 8 milliards sur trois ans pour lutter contre le paludisme » La gestion et de la préservation des ressources naturelles intéresse l’agence qui « est très regardant sur tout ce qui touche l’environnement », a – t-elle soutenu. Le programme Wula Nafa qui est en train d’être exécuté vise, à travers ses trois composantes, à « aider les communautés villageoises de kolda, Tamba et Ziguinchor à accroître leurs revenus issus de la vente des produits comme le Laalo Mbep (le Sénégal est le 2ème producteur mondial derrière l’Inde), le Fonio, le miel, les Jujubes, le Madd… ».

Au niveau de l’appui à l’éducation qui représente 14% du programme de l’Agence avec prés de 36 mille dollars de dollars d’investissement, elle exige « la mise en place d’un dispositif pour avoir une traçabilité des acquisitions des outils didactiques (Livres, cahiers, tables-bans) dans le secteur ».

Croissance économique :Le gouvernement doit revoir sa copie Dans un tout autre registre, l’Usaid voudrait « encourager le gouvernement à augmenter la transparence dans le budget de l’Etat et des grands travaux ». L’exigence de l’Agence pour « plus de transparence concernent également la publication des revenus et des dépenses des comités de gestion des centres de santé et des écoles ». C’est ainsi que « nous encourageons à mettre en place très rapidement le nouveau code des marchés publics qui a été signé la semaine dernière », a – t-elle poursuivi. Autrement dit, avec le soutien nécessaire des bailleurs, l’Agence insiste pour « la mise en place urgente de trois structures que sont la direction de la régulation des marchés publics, l’Agence de régulation et l’instance de recours ». Il y’a aussi le climat des affaires « qui a besoin d’être amélioré pour accueillir les investissements au Sénégal ». Sur ce plan, Mrs Franchet pense qu’il faut « réduire le nombre de jours nécessaires pour enregistrer une entreprise au Sénégal ». A l’heure actuelle, l’installation d’un investisseur requiert 55 jours avec dix procédures à remplir subdivisées en deux groupes de cinq pour respectivement les actes notariés et le circuit du ministère de l’Economie et des Finances. Alors que des pays comme le Maroc et la Tunisie sont à 10 jours, Madagascar est à 20 jours et l’Australie est à 2 jours Pour rendre la stratégie de croissance accélérée crédible, l’Agence, qui a consacré 35 % de son aide à la croissance économique, à travers des rencontres avec le gouvernement et l’Apix, veut « que l’Etat ramène la procédure pour créer une entreprise à 10 jours ». Elle demande également au gouvernement « de régler tous les arriérés de paiement des entrepreneurs en ce sens que c’est une exigence clef du prochain programme avec le fonds monétaire international (Fmi) ». Dans cette perspective, le financement à temps réel des travaux de construction d’écoles préoccupe l’agence qui a mis en place le programme dit « Maching ».

Poursuivant son argumentaire, Mme Franchet a estimé qu’il y a « un manque de transparence en ce sens qu’il est difficile de savoir comment les ressources qui viennent au niveau du ministère de l’économie et des finances sont utilisées ». Alors, son vœu est de « voir plus de transparence dans le budget afin que ce soit clair pour tout le monde qui voudrait savoir comment les ressources du budget sont dépensées. Par rapport à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, elle demande au Sénégal « de revoir ses ambitions à la baisse car on voit que ce n’est plus réaliste qu’on puisse atteindre un taux de 7 % si l’on qu’en 2006, on a atteint moins de 3% ». Ajouté à cela la hausse du prix du pétrole et ses conséquences néfastes durement ressenties par l’économie nationale, elle croit que « ce taux de croissance de 7% sera très difficile à atteindre pour le Sénégal et c’est être réaliste que de réajuster cette ambition ».


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