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COMITE DE GESTION D’UN CHAMP A WARKHOKH- Les populations s’opposent à leur maire

 Le torchon brûle entre le maire de Warkhokh et ses administrés. Tout est parti d’un terrain de 800 ha mis en défens et confié au Gie  »Warkhokh Paeba  » dudit village. Ainsi, depuis l’annonce de l’élargissement du comité de gestion du périmètre à des tiers non éleveurs, les populations se sont dressées contre leur édile.

Pour rappel, ce terrain clôturé par des partenaires suisses sur une longueur de 8 km permettait, non seulement de lutter contre la désertification, mais aussi de conserver la pâture. Ainsi, les populations y trouvaient-elles leur compte grâce au fourrage qu’elles donnaient à leur bétail en saison sèche. Mais, depuis l’annonce de l’élargissement du comité de gestion du périmètre à des tiers qui ne sont pas des éleveurs, les populations ont désavoué le maire. Dans leur détermination à ne pas se laisser faire, elles n’ont trouvé rien d’autre à faire que de s’armer de pelles, fourches, houes et autres râteaux pour parer à toute irruption dans le champ. «En notre qualité d’actrices de développement, ce champ nous a été légalement cédé par le service des Eaux et Forêts et l’ex-communauté rurale», informe Mme Ndéye Alé Diouf, l’une des initiatrices de la fronde. Elle a ajouté que les fonds générés par ce champ sont destinés aux cas sociaux, à l’achat de certains médicaments pour le poste de santé, aux mosquées et à l’éducation. «Après la création de cette structure par les femmes elles-mêmes, nous avions approché des partenaires suisses lors de la grande muraille verte jusqu’à l’aboutissement de ces 8 km de clôture. Ce qui était source de tension entre éleveurs et les femmes. Du début à la fin, ce terrain mis en défens a été piloté par un comité de gestion constitué de membres de Warkhokh Parba», a soutenu le chef du village de Warkhokh, Pape Niang qui refuse toute idée d’élargissement dudit comité. Si l’autorité campe sur sa position, elle verra toute la population de Warkhokh se dresser contre elle. Il est donc urgent que les autorités administratives voire politiques interviennent afin d’éviter le pire à Warkhokh.

Sidy THIAM

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