Accueil / ECONOMIE / Commerce- Le déficit s’est dégradé de 20,7 milliards en janvier 2018

Commerce- Le déficit s’est dégradé de 20,7 milliards en janvier 2018

En janvier 2018, les importations ont enregistré une hausse de 46,6 milliards. C’est ce qui a en traîné la dégradation de 20,7 milliards sur la balance commerciale.

Le solde de la balance commerciale au mois de janvier 2018 est déficitaire de 193,8 milliards, contre un déficit de 173,1 milliards le mois précédent, soit une dégradation de 20,7 milliards. Selon la Direction de la prévision et des études économiques, cette situation traduit une hausse des importations de 46,6 milliards et 20,2 milliards pour les exportations de biens. Toutefois, le taux de couverture des  importations par les exportations s’est établi à 34,0%, contre 32,5% un mois auparavant, s’améliorant de 1,4 point de pourcentage. Concernant les importations de biens, elles sont passées de 312,1 milliards au mois de décembre 2017, à 358,7 milliards en janvier 2018, soit une augmentation de 14,9%. « Cette progression est portée par les «machines, appareils et moteurs», les «véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles» et les produits alimentaires », informe la source. Et d’ajouter que les importations de ces dernières sont tirées par le riz  et les « huiles et graisses animales et  végétales ». En revanche, un repli  de la valeur des importations de produits pétroliers est relevé, en variation mensuelle, en liaison avec les produits pétroliers raffinés.  En glissement annuel, les importations de biens ont progressé de 30,0% en janvier 2018, sous l’effet, notamment, des « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles », des produits alimentaires, des produits pétroliers et des « machines, appareils et moteurs ». S’agissant des importations de produits pétroliers, la hausse est imputable aux huiles brutes de pétrole et au pétrole raffiné. En outre, les importations de riz et d’« huiles et graisses animales et végétales » se sont respectivement renforcées de 7,8 milliards et 3,5 milliards, en variation glissante sur un an. S’agissant des importations de biens en provenance des pays de l’UEMOA, elles sont évaluées à 6,7 milliards au mois de janvier 2018 contre 7,1 milliards le mois précédent, soit une baisse de 6,6%. Ainsi la Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 82,1% en janvier 2018, contre 78,1% le mois précédent. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les «huiles et graisses animales et  végétales» et les «matières plastiques artificielles».

Une hausse de 19,9% pour les exportations

Pour ce qui  est des exportations de biens, elles sont évaluées à 121,8 milliards au mois de janvier 2018, contre 101,5 milliards le mois précédent, soit une hausse de 19,9%. Cette évolution est imputable aux produits alimentaires, à l’acide phosphorique, au ciment, aux produits pétroliers et, dans une moindre mesure, aux «engrais minéraux et chimiques». Concernant les exportations de produits alimentaires, la  Dpee soutient que la hausse observée est portée par les produits halieutiques et les légumes frais. Par contre, un recul des exportations d’or brut et de titane est observé sur la période.  Comparativement à la même période de l’année 2017, les exportations de biens ont baissé de 3,7%, sous l’effet de la contraction des ventes à l’étranger de ciment, de produits alimentaires et de produits pétroliers. « Le repli des produits alimentaires est lié aux produits arachidiers », a-t-on appris. En revanche, les ventes à l’étranger d’acide phosphorique, d’or brut, de zircon et de titane se sont consolidées sur la période. S’agissant des exportations du Sénégal vers  l’UEMOA, elles sont estimées à 32,4 milliards au mois de janvier 2018 contre 25,1 milliards le mois précédent, soit une hausse de 28,9%. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 55,4% à 56,5%. Le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 40,4%.

Zachari BADJI

À voir aussi

Afrique subsaharienne : Une croissance à différents scénarios

L’évolution du taux de croissance économique en Afrique, au cours des dernières années, comporte plusieurs …

Production industrielle :L’activité enregistre une hausse de 3,8%

La production des industries mécaniques, des matériaux de construction, extractives et de production d’énergie, a …