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Concertation sur le parrainage: Aly Ngouille « boycotte » la rencontre 

Si l’on en juge par les réactions controversées de différents partis ayant participé à cette concertation, on peut sans risque de se tromper dire qu’elle n’a été que comme les autres : Un dialogue de sourds entre des partis et coalitions qui arrivent difficilement à accorder leurs violons.

Le Grand parti de Malick Gackou n’approuve pas l’absence du Ministre de l’Intérieur, pourtant initiateur de la rencontre, le mouvement « Démocratie et république » de Hadjibou Soumaré, par la voie de son représentant Mapenda Mbaye, dénonce une rupture d’égalité entre candidats et demande la nomination d’une personnalité indépendante des chapelles politiques pour conduire les élections au moment où l’ancien Pm Mimi Touré faisait remarquer que sans le parrainage, on serait resté une semaine à voter du fait que 81 candidats potentiels se sont déjà signalés.

Une situation qui reflète la survivance du statu quo ante : Une rupture de confiance entre acteurs qui vont aller aux élections sans le moindre consensus sur les règles du jeu.

Le Ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye est décrié par l’opposition la plus représentative pour organiser les élections. Et le souhait fortement exprimé de lui ôter l’organisation des élections est plus que jamais actuel.

Et son absence à la rencontre d’hier n’a fait qu’en rajouter aux suspicions et supputations.

Car ces genres de rencontres doivent être mis à contribution pour discuter de certains points sensibles et trouver des solutions consensuelles.

A ce propos, quelle que soit la compétence des fonctionnaires présents, seul le Ministre de l’Intérieur pouvait prendre certains engagements et répondre à certaines interrogations.

Il ne pouvait pas ignorer que c’était une occasion rare de tenter de rétablir la confiance.

Son absence sonne alors comme une façon de fuir le débat de fond sur certaines questions essentielles. En laissant seuls ses collaborateurs, il laisse un message fort : Cette rencontre ne sera que technique pour aborder les questions pratiques liées à la collecte de signatures.

Or, elle aurait pu être plus. C’est vrai que l’Opposition n’avait pas souhaité dialoguer, mais il appartient toujours au pouvoir de s’armer de la pédagogie nécessaire pour convaincre de sa bonne foi malgré le doute que nourrit toute opposition en Afrique.

En « boycottant » la rencontre, le Ministre de l’Intérieur n’encourage pas les partis qui ont décidé d’y participer. Il donne raison à ceux comme le Pds et ses alliés qui n’avaient pas jugé opportun de le faire.

C’est incontestablement la poursuite du dialogue de sourd entre opposition et pouvoir. Et ce dernier, cette fois-ci, ne semble pas avoir fait beaucoup d’efforts si l’on en juge par les propos de la représentante du Fsd/ji, Fatoumata Gassama Fall, qui a boudé la rencontre.

Elle parle de manque de respect et de considération et n’a pas apprécié la méthodologie ainsi proposée par la Direction des élections.

En tout état de cause, les élections de 2019 vont se tenir dans un climat de suspicion entre acteurs du fait de la rupture du consensus sur les règles de jeu qui existaient depuis 1992.

Assane Samb

 

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