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Concurrence déloyale…: L’impasse des chefs d’entreprise

Le climat des affaires s’est légèrement dégradé au deuxième trimestre 2018, comparativement au trimestre précédent. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, s’est replié de 0,4 point de pourcentage pour s’établir en dessous de sa moyenne de long terme.

 La concurrence supposée déloyale (31%), l’insuffisance de la demande (28%) et les difficultés de recouvrement des créances (24%) sont entre autres les principales contraintes au climat des  affaires au semestre 2018 d’après les industriels interrogés.

Néanmoins,  précise  la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le climat des affaires a légèrement progressé dans le sous-secteur, en rythme trimestriel, notamment porté par les bonnes orientations des soldes d’opinions respectifs sur la main d’œuvre employée, les perspectives de commande et les attentes de production.

Il est également resté au-dessus de sa moyenne de long terme. Au niveau des BTP, les entrepreneurs interrogés ont majoritairement désigné les difficultés de recouvrement des créances (100%), la concurrence supposée déloyale (34%), les charges fiscales (32%), l’accès au foncier (29%), la vétusté des équipements (29%) et l’insuffisance de la demande (27%) comme les principales entraves à l’activité.

En somme, « le climat des affaires du sous-secteur s’est dégradé entre les deux premiers trimestres de l’année et est resté en dessous de sa moyenne de long terme, en rapport avec les soldes d’opinion des entrepreneurs sur les carnets de commandes, l’activité et l’emploi de main-d’œuvre », note la Dpee.

En effet, les difficultés de recouvrement des créances (49%), la concurrence supposée déloyale (37%) et la faiblesse du niveau de la demande (23%) sont les principales difficultés déplorées par les prestataires de services, au deuxième trimestre 2018. Ce qui explique la détérioration  du climat des affaires durant cette  période  de l’année, dans les services, comparativement au trimestre précédent.

Celui-ci a demeuré en dessous de son niveau moyen. Ainsi, les soldes d’opinion des prestataires sur les carnets de commandes et lechiffre d’affaires (évolution récente et perspectives) se sont particulièrement repliés sur la période. Concernant le sous-secteur du commerce, les chefs d’entreprises interrogés ont cité les difficultés persistantes de recouvrement des créances (64%) et la concurrence jugée déloyale (50%) comme étant les principaux goulots  d’étranglement à l’activité.

Cependant, le climat des affaires s’est légèrement bonifié, entre les deux premiers trimestres de l’année, à la faveur, d’une bonne orientation du solde d’opinion sur les perspectives de chiffre d’affaires. Il est, toutefois, resté légèrement en dessous de la moyenne de longue durée.

Zachari BADJI

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