SOCIETE

CONDAMNÉ À 20 ANS DE TRAVAUX FORCÉS- Louis Moustapha Diouf voit sa peine réduite à 12 ans

  • Date: 21 juillet 2016

Louis Moustapha Diouf doit certainement pousser un ouf de soulagement. Condamné à 20 ans de travaux forcés, en première instance, pour le meurtre de Mouhamed Mbacké Niang, l’accusé a vu sa peine être réduite, hier, à 12 ans de travaux forcés par la Chambre criminelle d’appel. Une femme serait à l’origine du problème.  

Condamné, en première instance, à 20 ans de travaux forcés pour le meurtre de Mouhamed Mbacké Niang, l’accusé Louis Moustapha Diouf a vu sa peine être réduite, hier, jusqu’à 12 ans de travaux forcés par le président de la Chambre criminelle d’appel. Les faits se sont déroulés, le 24 août 2008. Ce jour-là, les éléments du Commissariat de Rufisque ont reçu un appel informant qu’un individu a été poignardé au quartier Gouye Mouride. Un transport sur les lieux a permis aux limiers de retrouver un corps sans vie qui, par la suite, a été transporté à la morgue puis à l’hôpital Le Dantec pour autopsie. Aussitôt après ces faits, l’accusé Louis Moustapha Diouf s’est rendu de son propre chef au Commissariat urbain de Rufisque avec le couteau pour se constituer prisonnier. Il ressort des débats d’audience que c’est une femme qui est à l’origine du problème. En effet, la victime et l’accusé ont des liens de causalité car, la femme Tine a eu des enfants avec la victime qui est son mari et l’accusé avec qui elle a eu également des enfants hors mariage. Ils ont eu une altercation dans le passé à la suite de laquelle l’accusé a passé 11 jours à l’hôpital.

À l’en croire, il a été agressé par la victime qui l’a aspergé de l’acide. Et depuis sa blessure, son frère Paul Diouf ne cessait de le dissuader parce qu’il sait que c’est son frère est quelqu’un de rancunier. Pendant ce temps, la famille de la victime s’est mobilisée pour le soutenir et le présenter des excuses au nom de la famille. Mais à sa sortie de l’hôpital, l’accusé a été animé par un sentiment de vengeance. C’est la raison pour laquelle aussitôt que la victime est entrée dans la maison pour saluer Paul Diouf, elle a été automatiquement attaquée par l’accusé qui l’a asséné des coups de couteau. Il faut dire qu’en première instance comme à la barre de la Chambre criminelle d’appel, hier, l’accusé a certes reconnu les faits mais, précise-t-il, son acte n’est pas prémédité. Ces dénégations ont été confirmées par son avocat selon qui, on ne peut pas parler de préméditation même si les coups ont été portés sur deux parties vitales à savoir l’omoplate et le sternum.

L’avocat général et la défense demandent l’infirmation de la première peine

« Pour éviter une seconde agression, il a, dans la précipitation, donné des coups à l’emporte-pièce. S’agissant du couteau, les habitants de la maison ont nié l’existence de ce couteau dans leurs ustensiles et c’est tout à fait normal. L’accusé a dit qu’il n’utilise pas de couteau dans son travail et il ne savait même pas que ce jour-là, la victime allait se présenter chez lui. Cependant, il est constant que c’est lui l’auteur des coups mais son acte n’a pas été prémédité », a déclaré la robe noire. Toutefois, l’avocat a demandé à la Cour de disqualifier les faits en meurtre sans préméditation. Sur ce, de lui faire une application bienveillante de la loi. À en croire l’avocat de la défense, l’accusé bénéficie de circonstances atténuantes. Il s’est amendé depuis qu’il est devenu majeur. Il sait qu’il a fait du tort à la famille de la victime et à sa propre famille. Sa femme est partie et ses parents sont déshonorés. Pour sa part, l’avocat général estime que l’accusé est bel et bien l’auteur des faits.  « C’est une affaire douloureuse et malheureuse dans la mesure. Mon sentiment est que l’accusé détenait une arme par devers lui et ceci montre que les faits ont été prémédités. Il s’agit d’un gros couteau, un couteau de militaire ou un couteau qu’on utilise à l’occasion de la fête de Tabaski », a déclaré l’avocat général.

Toutefois, avec le désistement de la famille de la victime, le maître des poursuites demande à ce qu’on accorde davantage le bénéfice des circonstances atténuantes à l’accusé. Sur ce, il a demandé à la Cour d’infirmer la peine de 20 ans et de condamner l’accusé à 15 ans de travaux forcés. En rendant sa décision, le président de la Chambre criminelle d’appel a suivi la défense dans sa plaidoirie en condamnant l’accusé à 12 ans de travaux forcés.

Cheikh Moussa SARR

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