téléchargement (3)

CONDITIONS D’ÉTUDES À L’UCAD- Le trop-plein d’étudiants à la BU

C’est une lapalissade de dire que les conditions d’études des étudiants à l’UCAD sont extrêmement difficiles. Hier, nous nous sommes rendus à la bibliothèque universitaire pour rencontrer des étudiants, qui, pour la plupart, ont déploré leurs difficiles conditions pour trouver des ouvrages.

Dès 8h30, les portes de la Bibliothèque universitaire (BU) s’ouvrent à ses usagers. On aperçoit de loin, sous le chaud soleil d’été, une longue queue trop serrée qui se dirige  vers  l’intérieur d’un imposant bâtiment surnommé BU, une appellation commune au sein de l’UCAD et dont la signification nette est « Bibliothèque Universitaire ». Cet édifice  aussi spacieux est divisé en plusieurs parties dont les services de l’administration, les rayons de chaque faculté et des références destinées aux étudiants du troisième cycle  renferme de la documentation dont les étudiants ont besoin. Chaque jour, ils sont plus de 10 000 personnes à prendre d’assaut et à envahir les différents rayons du plus grand centre de documentation de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). À l’entrée, le visiteur exhibe sa carte de lecteur aux préposés à la sécurité. À droite, l’usager trouve un catalogue en ligne qui permet de consulter le fond de la bibliothèque riche de  documents se rapportant à toutes les disciplines enseignées à l’Université aussi bien dans le domaine des sciences humaines et sociales que dans celui des sciences et de la technologie.

En se rapprochant d’une étudiante en mode « ibadou » à cause de ce mois béni de ramadan, celle-ci étale les conditions précaires dont les étudiants font face pour trouver des ouvrages. Selon notre interlocutrice, ce n’est pas facile de se procurer une réponse mais par la suite, on parvient à scinder quelques-unes. Elle nous informe que « les étudiants peinent pour se mettre sur place car le nombre est explosif et qu’il n’y a qu’une seule bibliothèque centrale et des bibliothèques dans les différentes facultés  ou à l’IFAN qui est entièrement destinée aux historiens ». La jeune fille rajoute qu’il est vraiment difficile de réussir les études au sein de l’UCAD car «  les bousculades deviennent notre premier moyens de se tailler la part du gâteau. On fait la  bousculade dans les restaurants, dans les chambres, dans les toilettes, dans les amphis –théâtres, et pire même dans notre seule voie de recherche, la BU ». Elle appuie en disant que les étudiants ont tendance à cacher des ouvrages.

Sur ces manquements, les étudiants accusent le personnel, qui ne respecterait pas leur demande. Pis, la majorité des ouvrages enregistrés dans les ordinateurs fixés au sein de cette pièce deviennent invisibles voire abstraits. Voyant tous cela, on peut dire réellement  qu’être étudiant devient trop difficile à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).  Et, ceux-ci soutiennent que l’État sénégalais voire le ministère de l’Enseignement supérieur de Mary Teuw  Niane doivent vraiment essayer de trouver des solutions beaucoup plus aisées pour ces  futurs dirigeants du Sénégal.

Bouchra KÉBÉ              (Stagiaire)

Voir aussi

telechargement-5

OUVERTURE DES CLASSES La grande affluence à Yavuz Selim

Les classes ont officiellement ouvert à Yawuz Selim, ce lundi 26 septembre 2016. Malgré la …