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CONFECTION DE LA CARTE D’IDENTITE BIOMETRIQUE- Jubanti Sénégal s’interroge sur le marché de 50 milliards F confié aux Malaisiens

Dans une note parvenue à notre rédaction, Jubanti Sénégal veut savoir dans quelle condition le marché de 50 milliards F CFA a été confié aux Malaisiens, épinglés en 2011 par la Cour des Comptes.

Jubanti Sénégal se félicite du lancement des cartes nationales d’identité biométrique de la CEDEAO. Mouth Bane et Cie jugent que c’est une belle initiative puisqu’elle symbolise l’intégration sous régionale des peuples. Mais il y a un hic. Selon Jubanti Sénégal, ce marché de 50 milliards de nos francs pour la confection de 10 millions de nouvelles pièces d’identification biométriques, est confié aux Malaisiens Iris Corporation Berhad, épinglés en 2011 par la Cour des Comptes. Le paiement de cette somme sera échelonné sur 5 ans en raison d’environ 9 milliards 825 millions francs Cfa par an. C’est le Ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, qui aurait approuvé le marché le 27 mai 2016. Mais Jubanti Sénégal veut savoir dans quelle condition ce marché a été attribué aux Malaisiens. ‘’Dans un souci de transparence, nous invitons le Gouvernement à publier le contrat le liant à cette entreprise malaisienne’’, exige son coordonnateur Mouth Bane. Qui se demande d’ailleurs quelles sont les entreprises soumissionnaires concurrentes et leurs offres respectives ? ‘’Pourquoi vendre la carte après un délai de 06 mois ? ‘’Qui sera le bénéficiaire des recettes de cette vente ?’’ Voilà autant de questions pour lesquelles Jubanti Sénégal attend des réponses claires et précises. En plus, en confiant ce marché a une entreprise étrangère, l’Etat confie une partie de sa souveraineté à la Malaisie, car l’ensemble des données personnelles des citoyens seront gérées par des étrangers, redoute Mouth Bane. Alors, quelles sont les dispositions prises par le Gouvernement pour sécuriser les données personnelles des citoyens, se demande-t-il à nouveau. Pour rappel, cette entreprise a été épinglée par la Cour des Comptes dans son rapport publié en 2011. L’Etat sénégalais avait payé, de 2004 à 2007, un montant annuel de 5,9 milliards de francs Cfa alors que la valeur des passeports produits chaque année équivaut en moyenne à 1,2 milliard de francs Cfa, selon la Cour des comptes. Le Sénégal avait aussi subi un manque à gagner dû au fait que le nombre de passeports à fabriquer par an n’a jamais été atteint. ‘’Alors, pourquoi remettre à cette même entreprise ce marché de 50 milliards de FCFA ? Qui se cache derrière Iris ?’’

M BA

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