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Conférence mouvementée à Sotchi sur la paix en Syrie

La Conférence de Sotchi sur le dialogue inter-syrien s’est achevée mardi soir avec l’adoption d’une déclaration commune et la mise en place d’une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution. La Russie estime que la Conférence est un « succès » malgré plusieurs incidents, un déroulement plutôt chaotique et l’absence des principaux groupes de l’opposition syrienne.

 

Ambiance chaotique pour le début de cette conférence qui devait consacrer les efforts diplomatiques de la Russie sur le conflit syrien. Dans les premières minutes, le discours de Sergueï Lavrov est interrompu par des slogans contradictoires, les uns hostiles à l’intervention russe en Syrie, les autres favorables à Moscou et au régime syrien.

En dépit d’un démarrage pour le moins laborieux, la conférence débouche comme prévu sur la formation d’un comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution.

Un « commencement »

Un résultat positif aux yeux de Randa Kassis, une opposante syrienne modérée, considérée comme étant proche de la diplomatie russe : « C’est un début de commencement, il faut commencer par quelque chose. Au contraire, Genève est un échec. Jusqu’à aujourd’hui, Genève est un échec. En fait, nous sommes entre l’opposition radicale et un régime aussi radical. Malheureusement nous sommes au milieu, mais nous essayons de tout faire pour trouver cette solution et c’est pour cette raison qu’il faut aujourd’hui former une commission de Constitution pour commencer à écrire une nouvelle Constitution ».

Cette commission chargée de rédiger une Constitution « contribuera » à une solution politique en Syrie a concédé Staffan de Mistura, le représentant de l’ONU pour la Syrie, qui était présent à Sotchi.

Lettre morte

Mais, en l’absence des principaux groupes de l’opposition syrienne, qui ont boycotté la conférence, les travaux de cette commission risquent cependant de rester lettre morte, alors que ce comité risque d’être considéré comme totalement illégitime. Réduisant fortement de ce fait les espoirs de la Russie de jouer un rôle décisif dans le règlement du conflit syrien.

Il semble évident que la Russie n’avait peut-être pas mesuré toute la difficulté qu’il y avait à organiser une conférence de paix sur son propre sol, alors même qu’elle est considérée comme une partie prenante dans le conflit.

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