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Confidences de la candidate au Bfem kidnappée à Saint Louis «Ils m’ont obligée à manger mes propres cheveux durant 5 jours»

  Les ravisseurs ont été trahis par leur proie. Fatou Thiam, détenue depuis 5 jours par des inconnus, a finalement pu échapper à ses ravisseurs. Durant son kidnapping, elle ne vivait que de ses cheveux. Retrouvée à Rao, ligotée et blessée, une enquête est ouverte pour mettre la main sur ses bourreaux.

Ouf de soulagement de la famille de Fatou Thiam. Kidnappée depuis vendredi dernier, elle a été retrouvée à Rao, un village situé à quelques kilomètres de Saint-Louis, sous un soleil brûlant. La jeune fille, candidate au Bfem, a échappé à ses ravisseurs qui, hier, vers 11 heures, avaient donné un ultimatum de 6 heures à sa famille pour verser une rançon de 500.000 francs, sans  quoi, elle serait exécutée à 17 heures. «Nous détenons Fatou Thiam. Nous sommes quelque part dans la ville. Nous voulons être précis avec vous. Ce que nous demandons, c’est la somme de 500.000 francs, en guise de rançon, pour libérer Fatou Thiam. Nous vous exhortons à ne pas parler à la police, ni l’avertir de notre demande. Vous avez jusqu’à 17 heures pour verser cette somme, sans quoi, Fatou Thiam sera exécutée», a dit la dame qui était au bout du fil. A ce moment, Fatou Thiam suppliait sa famille de verser cette somme pour sa libération. Ses ravisseurs avaient appelé au domicile familial vers 4 heures du matin, le même jour, certainement pour vérifier si le numéro communiqué par leur otage était le bon.

Le calvaire de sa vie

Elle a été maltraitée par ses bourreaux, avant sa libération. «Ils m’ont étouffée, avant de me faire entrer dans une voiture grise. Par la suite, j’ai perdu connaissance», raconte la jeune fille, en classe de seconde au Lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall de Saint-Louis. Pour elle, les 5 jours passés entre les mains de ses ravisseurs resteront à jamais gravés dans sa mémoire. «Je ne pourrai jamais oublier ce qui s’est passé. J’ai vécu le calvaire pendant 5 jours. Les filles qui étaient au nombre de 2 m’ont maltraitée et rasée. Durant 5 jours, je ne mangeais que mes cheveux. Ils m’ont donné l’ordre de m’exécuter ou de mourir. J’ai mangé presque tous mes cheveux. Chaque jour, ils me donnaient de l’eau à boire et m’exposaient dans un lieu étroit», poursuit la rescapée.

Interrogée sur ses études et son examen du 27 juillet prochain, Fatou Thiam dira : «ce n’est plus dans mes priorités. Je ne peux pas faire le Bfem. En ce moment, je souffre énormément. La douleur et la peur que je sens sont ineffables. Cette année, je ne vais pas passer le Bfem. Je vais renoncer, car j’ai subi un choc psychologique énorme», confiera-t-elle.

Dès l’annonce de la nouvelle, tout le quartier de Diamaguene s’est retrouvé à la police. Après les premières enquêtes de la police, Fatou Thiam a été reconduite chez un gynécologue. La police est à la recherche des 5 ravisseurs : deux filles et trois garçons.

Ousseynou DIOP

 

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