Sans titre

CONFLIT FONCIER DU RANCH DE OUASSADOU Gilbert Khayat demande l’arbitrage de l’État

 Le mandataire de l’hoirie Khayat, propriétaire du ranch de Ouassadou, Gilbert Khayat, sollicite l’arbitrage de l’État et l’application des décisions de justice.

Le conflit foncier du ranch de Ouassadou nécessite l’arbitrage de l’État. Selon Gilbert Khayat, mandat lui a été donné de valoriser ces terres depuis 2007 afin que ce projet qui a été le dernier que son père a entrepris soit une réussite parce que, dit-il, malheureusement la maladie l’a emporté quelques années après et il n’a pas pu arriver à l’aboutissement du grand projet qu’il envisageait. « L’important pour nous est d’arriver à créer des synergies mais, pas une synergie qui dure 6 mois, un an ou deux ans. Des synergies qui permettent à ce projet d’évoluer même après que nous ayons abandonné le travail du fait de l’âge ou de notre décès. C’est donc dire qu’il est important si l’on veut que ce projet perdure dans le temps et du fait de la nécessité mondiale de la production agricole et de la diversification de l’élevage, en rentrant du sang neuf dans ce projet forcément le projet arrivera à nous survivre de 50 ans », a-t-il expliqué en marge d’un point de presse.

Il faut dire que ce qui bloque ce projet c’est essentiellement l’espoir que les populations puissent récupérer ces terres un jour. « Espoir qui va contre la Constitution et qui est orchestré par la Société civile qui va jusqu’à organiser des forums à Ouassadou ou ailleurs sur la caravane de la société qui, explique aux villageois de continuer comme ça la nouvelle réforme foncière va vous donner vos terres. Mais, c’est faire abstraction à mon avis de beaucoup de paramètres légaux et humains », s’indigne-t-il.

« Les dommages et intérêts demandés par le tribunal sont insuffisants »

Ce conflit foncier a eu des conséquences avec la condamnation de quatre personnes. Ces personnes qui ne sont pas des Sénégalais, selon Gilbert Khayat, ont été uniquement cherchées pour lui bloquer le développement des systèmes d’irrigation. « De fait, c’est grâce au reportage et aux enregistrements audiovisuels, qu’elles ont été condamnées. Ils ont fait appel et la Cour d’appel  a confirmé. Tous les frais ont été payés et le dossier est fin prêt pour leur incarcération. Depuis fin février, soit disant le soi transmis a été fait à la brigade de Dialakoto (70 km de Tamba) à date, la gendarmerie dit ne rien avoir reçu », a-t-il dit. Par ailleurs, en rendant sa décision, le tribunal a condamné les prévenus à payer des dommages et intérêts à hauteur de 16 millions F Cfa. « Mais, j’ai demandé 35 millions F Cfa. Donc, ils ont été condamnés à payer la somme de 16 millions F Cfa qui est à mon avis insuffisante. Ils nous ont fait perdre une saison complète, ils ont totalement faussé un programme que j’avais promis à la ministre de l’Élevage en plus de fracturer la mâchoire d’un ancien travailleur de la société, de décourager tout le monde, ils ont battu une autre personne. Et, accessoirement, ils ont cassé deux tracteurs », a-t-il dit.

Avant de poursuivre : « Ce détriment va très loin parce que n’eut été la présence du huissier, du journaliste et de son caméraman ces quatre personnes étrangères, qui ont activé la réaction d’un quartier. Maintenant, c’est un problème qui est derrière nous ». Aujourd’hui, déclare-t-il, « si nous voulons vraiment développer le ranch de Ouassadou, il faut s’attaquer à des problèmes de plus grande importance que d’aller punir 4 personnes ». Il a demandé aux autorités qu’il ait synergie entre eux. À l’en croire, développer 3000 hectares ne peut pas se faire par une simple entreprise. Il faut que les autorités soient impliquées (Gendarmerie, gouverneur, etc).

Cheick Moussa SARR

Voir aussi

images

POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA LOCALITE « And Défar Parcelles » s’engage

Journées de consultations gratuites, sensibilisation des populations, sont, entre autres, les activités qui ont été …