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Conflits entre éleveurs et agriculteurs : Vers une solution durable

Même si la dimension judiciaire reste importante dans le règlement des tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs, d’autres pistes de solutions ont été explorées. Et, à ce niveau, le Papel semble trouver la bonne formule qui a commencé à porter ses fruits. ‘Les réponses à ces conflits se trouvent moins dans la justice que dans une gestion rigoureuse des ressources naturelles’, révèle-t-on de ce côté.

Source : Walf Fadjri

Récurrents et souvent meurtriers, les conflits fonciers rythment souvent les rapports entre éleveurs et agriculteurs. Avec des conséquences parfois dramatiques qui, chaque année, entraînent souvent de lourdes pertes en vies humaines. Et les tensions se cristallisent surtout autour de l’accès aux ressources naturelles, en particulier l’eau et le fourrage. Ce à quoi le Papel a trouvé une parade. Chef de l’antenne de la zone sylvo-pastorale de ce projet, Kader Aka tente d’apporter des éclairages. Pour lui, la dimension judiciaire reste importante dans les tensions autour du foncier mais, assure-t-il, d’autres pistes de solutions ont été explorées. Et à ce niveau, révèle-t-il, le Papel semble trouver la bonne formule qui a commencé à porter ses fruits. ‘La réponses à ces conflits se trouvent moins dans la justice que dans une gestion rigoureuse des ressources naturelles’, révèle-t-il.

Précisant sa pensée, Kader Aka a révélé que des débuts de solution ont été trouvés avec la mise en place des unités pastorales. Et dans leur plan de gestion qui est une convention locale élaborée par les populations, il a été défini une stratégie d’occupation de l’espace. Les populations ont procédé par une délimitation des terroirs avec des zones spécialement réservées à l’élevage et d’autres à l’agriculture. Dans ces conditions, se réjouit M. Aka, il n’y a pas de conflit possible. Mieux, se félicite-t-il, à la fin des récoltes, des contrats de fumure sont scellés entre éleveurs et agriculteurs pour laisser les animaux occuper les champs. Toute chose qui participe à la régénération des sols avec la fumure naturelle des animaux.

Revenant sur les causes de ces conflits, le chef de l’antenne de la zone sylvo-pastorale du Papel précise que la récurrence de ces conflits fonciers est souvent la conséquence de la pression démographique. Car, précise-t-il, ‘les terres cultivables s’amenuisent, poussant les agriculteurs à défricher de nouvelles terres qui se trouvent être souvent des aires de pâturage ou vice- versa. Or, il faut que les éleveurs parviennent aussi à nourrir leurs bétails’, souligne-t-il. ‘A ce facteur s’ajoutent la difficulté d’accès aux points d’eau par les éleveurs et le non-respect des couloirs de passage par les agriculteurs’.

Dans la zone agro-pastorale où la pression démographique est moins forte, les conflits sont plus liés à l’accès aux ressources naturelles, telles les difficultés d’accès aux pâturages et aux puits et l’appropriation et la gestion des points d’eau publics. Dans les zones pastorales à pression démographique relativement faible, les conflits sont plutôt liés aux vols de bétail et à l’accès aux points d’eau, notamment l’abreuvement prolongé des troupeaux sur des puits pastoraux.


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