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Conjoncture : Reprise confirmée de la croissance économique

La tendance est à la reprise dans presque tous les secteurs d’activités. Ce qui conforte les prévisions de reprise de la croissance économique.

Source : Walf Fadjri
Les tendances conjoncturelles des cinq premiers mois de 2007 observées dans les différents secteurs confirment globalement les prévisions de reprise de la croissance économique. C’est la conclusion de la Note mensuelle de conjoncture du mois de mai 2007 publiée en juin dernier de la par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du ministère de l’Economie et des Finances.

Ainsi, la même source indique au niveau du secteur primaire une reprise des activités de la pêche et une nette progression de la production de l’élevage avec le démarrage, dans certaines localités comme Koungheul et Vélingara, de la saison des pluies pour la campagne agricole 2007/2008.

Globalement, la situation pluviométrique est jugée tout à fait normale, comparée à la précédente saison et à la moyenne 1971-2000. S’agissant de l’élevage, il a été noté une nette amélioration de la production de viande.

Celle-ci est estimée à 1 853 tonnes (t) en mai 2007 contre 1 608 t au mois précédent, soit une hausse de 15 %. En glissement annuel et pour le cumul des cinq premiers mois de 2007 comparativement à 2006, des hausses respectives de 24 % et 17 % sont également notées. Comme explication à cette hausse de la production, la Dpee indique la campagne d’assainissement entreprise contre les abattages clandestins.

Dans le secteur secondaire, il a été noté un maintien du rythme de la croissance du chiffre d’affaires en mai 2007 avec une hausse de 5,8 %, par rapport au mois précédent, et de 9,0 % en glissement annuel. Cette performance est consécutive à la reprise progressive de l’activité industrielle. En moyenne sur les cinq premiers mois de 2007, le chiffre d’affaires a augmenté de 4,5 % par rapport à la même période en 2006, grâce au maintien du dynamisme des activités du secteur des bâtiments et travaux publics (Btp).

Cependant, au niveau du secteur tertiaire, le mois de mai 2007 est caractérisé par une baisse de 5,8 % du chiffre d’affaires des services contre une hausse de 10,2 % du commerce en variation mensuelle. En glissement annuel, les services ont évolué de 19,9 % et le commerce de 1,9 %. En moyenne sur les cinq premiers mois de 2007, le chiffre d’affaires a augmenté de 16,1 % pour les services et de 12,6 % pour les activités commerciales.

Quant aux prix à la consommation, la Dpee déclare avoir enregistré en mai 2007 un repli de 0,9 % en variation mensuelle, essentiellement imputable aux prix des produits alimentaires qui ont une baisse de 2,3 %. La source note par contre, en glissement annuel, que le niveau général des prix reste toujours élevé avec un accroissement de 5, 9 %, comparé à mai 2006 et de 5,4 %, en moyenne, sur les cinq premiers mois de 2007.

Selon la Dpee, ce repli des prix a entraîné un différentiel d’inflation favorable vis-à-vis des pays partenaires, qui s’est traduit par des gains de compétitivité de 1 % en mai 2007. En glissement annuel, les pertes de compétitivité ont été réduites de 0,8 point en s’établissant à 3,1 % et sont en moyenne estimées à 3,3 % sur les cinq premiers mois de 2007.

Pour ce qui est des échanges extérieurs de biens du Sénégal, ils sont caractérisés au mois de mai 2007 par une amélioration de 4,2 milliards de francs du déficit de la balance commerciale, qui s’est établi à 113,4 milliards contre 117,6 milliards à la même période de 2006.

S’agissant des finances publiques, l’exécution budgétaire, en fin mai 2007, a été caractérisée par un bon niveau de recouvrement des recettes budgétaires évaluées 440,4 milliards, tandis que les dépenses totales et prêts nets sont estimés provisoirement à 363,3 milliards.

Concernant la situation monétaire en fin mai 2007, elle serait caractérisée par une détérioration de 5,3 milliards des avoirs extérieurs nets, une augmentation de 2,9 milliards et une hausse de 8,1 milliards des crédits intérieurs, suite à une progression de 24,6 milliards des crédits à l’économie et une amélioration de 16,5 milliards de la position nette du gouvernement, qui resterait en situation débitrice de 8,5 milliards de francs.


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