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Conseil présidentiel à Banjul- Macky et Adama Barrow ressuscite la Sénégambie !

Réveiller la confédération de Sénégambie qui avait existé pendant 7 bonnes années (1982-1989), serait une bonne chose pour les deux peuples. Depuis cette date, les relations entre le Sénégal et la  Gambie  ont été heurtées, surtout avec le successeur au pouvoir de Dawda Jawara en 1994.

Les présidents Macky Sall et Adama Barrow vont co-présider le Conseil présidentiel sénégalo-gambien qui se tiendra aujourd’hui à Banjul en Gambie. Ceci entre dans le cadre de la coopération mise en place en mars 2017. Depuis le départ de Yayha Jammeh, les deux pays essayent de renouer les relations qui  n’étaient pas les  meilleures sous  le règne  de l’homme fort de Kanilai. Les Chefs d’Etat M. Sall et M. Barrow vont-ils ressusciter la Sénégambie ? En effet, la Confédération de Sénégambie est l’union qui associa, entre 1982 et 1989,  le Sénégal et la Gambie afin de promouvoir la coopération entre les deux nations, surtout dans le domaine des affaires étrangères et des communications internes. Il s’agissait notamment, pour le Sénégal, de désenclaver la Casamance, partiellement isolée du reste du pays par le territoire gambien. Le principe de l’union était posé depuis l’indépendance. Lorsque le président gambien Dawda Jawara a été victime d’un coup d’État le 30 juillet 1981, les forces armées du Sénégal se portent à son secours et rétablissent la situation en quelques jours. Annoncé officiellement le 14 novembre 1981 lors d’une cérémonie à Banjul, capitale de la Gambie, signé le 17 décembre 1981 par le président du Sénégal Abdou Diouf et son homologue gambien Dawda Jawara, le pacte entre en vigueur le 1er février 1982. Malgré les souhaits exprimés par certains de voir la confédération servir de base à la construction d’un État sénégambien, la confédération de Sénégambie est d’abord gelée en août 1989 à la demande d’Abdou Diouf, puis dissoute le 30 septembre 1989 à la demande du Sénégal, car des intérêts trop divergents séparaient les deux pays, la Gambie refusant de renforcer l’Union.

En prélude de cette première session qui a pour but d’approfondir la collaboration entre les deux Etats voisins, une réunion préparatoire du Conseil présidentiel sénégalo-gambien a eu lieu, hier, dans  la capitale  gambienne. Cette rencontre de haut niveau a lieu sous la  présence, entre autres, de ministres sénégalais, à savoir Augustin Tine (Forces armées), Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur et Sécurité publique), Ismaïla Madior Fall (Justice), Mary Teuw Niane (Enseignement supérieur), Abdoulaye Daouda Diallo (Infrastructures), Mame Thierno Dieng (Environnement et Développement durable), Aminata Mbengue Ndiaye (Elevage).

Les travaux du pont de Gambie exécutés à 60%

Un bon signe annonciateur entre les deux Etats vient de l’ambassadeur Paul Badji, secrétaire exécutif du secrétariat permanent sénégalo-gambien. Il a informé dans un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise, que les travaux du pont sur le fleuve Gambie sont réalisés à hauteur de 60 à 65%. Selon lui, les gros œuvres devraient finir d’ici la fin de l’année 2018. Après ces travaux, il ne restera que les voies secondaires devant permettre d’accéder au pont. Ainsi la construction du pont favorisera la libre circulation entre le nord et le sud du Sénégal et la Gambie. Le projet contribuera à réduire la durée des voyages, à accroitre les échanges commerciaux et à renforcer la cohésion entre des communautés qui, jadis, étaient isolées les unes des autres. L’acheminement des produits agricoles vers les marchés, la réduction les pertes agricoles après la récolte et la promotion les activités socio-économiques, seront les grandes avancées de ce projet. L’objectif sectoriel est de stimuler la croissance économique des localités du Corridor transgambien (Kaolack-Autoroute transgambienne-Ziguinchor), considéré comme une partie de l’autoroute trans-ouest-africaine (Corridor Dakar–Lagos), et de la CEDEAO dans son ensemble en y favorisant l’intégration grâce à des infrastructures de transport fiables, efficaces et ininterrompues qui améliorent la compétitivité de l’ensemble de la région. Pour rappel, le coût total du projet, y compris les contributions des gouvernements, s’élève à 75,02 millions d’euros, environ 49 milliards de francs CFA.  Cette estimation se base sur les études de conception détaillées, relatives au projet ainsi que sur les normes internationales et coûts unitaires moyens des travaux et services. Il a été financé par la Banque africaine de développement (BAD) et les travaux ont été lancés en 2016.

Des Accords de coopération portant sur l’enseignement supérieur

Le Sénégal et la Gambie vont signer un accord de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur, apprend-on de l’APS durant  ce conseil présidentiel sénégalo-gambien. L’information a été donnée par Olivier Sagna, directeur des études et de la coopération au ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR). A cette occasion, il a fait savoir que le premier accord avec le ministère gambien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche  a été signé en 2017. Et de préciser qu’avec le changement de régime politique, les nouvelles autorités ont voulu revisiter l’accord. A l’en croire, ils ont travaillé sur un nouveau projet d’accord qui sera signé au cours de cette  importante. « Le Sénégal s’est engagé à accorder 50 bourses à des étudiants gambiens, notamment dans les domaines des sciences, technologies, ingénierie et les mathématiques. La Gambie verra, selon ses disponibilités, comment les allouer. Les étudiants gambiens seront considérés comme des étudiants sénégalais », a précisé Olivier Sagna dans la même source.  Et de préciser qu’il est prévu dans cet accord de coopération au ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur, des échanges d’enseignants, d’étudiants ainsi que des stages d’entreprises des études.

Zachari BADJI

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