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CONSEQUENCES DE LA GREVE PROLONGEE- LES INSPECTEURS D’ACADEMIE PROPOSENT LA PROROGATION DES ENSEIGNEMENTS JUSQU’AU 15 JUIN

Les inspecteurs d’académie ont proposé de prolonger les enseignements jusqu’au 15 juin. C’est la révélation faite hier lors de la signature de partenariat entre l’inspection d’académie de Pikine- Guédiawaye et le réseau des journalistes de la banlieue.

«Il n’est pas de gaité de cœur pour un inspecteur d’académie ou un gestionnaire de l’éducation de voir chaque jour les élèves dans la rue», fait remarquer Seyni Wade l’inspecteur d’académie de Pikine-Guédiawaye qui se réjouit de la décision des enseignants de rejoindre les salles de classe. «Si ça continue, ça peut avoir des conséquences néfastes surtout pour les élèves et ce serait regrettable, au vu des immenses moyens qui ont été investis dans le secteur de l’éducation.

Pour traduire les ressources en résultats, il faut que les élèves soient en classe, c’est dans la classe que se construit la qualité», souligne-t-il.  Poursuivant, M. Wade estime que le retard enregistré lors de cette grève a certes des conséquences sur le programme scolaire, mais, il est d’avis que l’année scolaire n’est pas compromise.

En effet, revenant sur la réunion de Mbour qui a regroupé tous les inspecteurs d’académie, M. Wade révèle que ses pairs ont proposé que les cours se poursuivent jusqu’au 15 juin. Ce, pour que les élèves, dit-il, ne souffrent pas du retard dans le programme.

Toutefois, pour éviter ce climat d’incertitude qui plane chaque fois sur l’année scolaire, l’inspecteur recommande aux acteurs de l’éducation de se retrouver autour d’une table. M. Wade a tenu ses déclarations en marge de la signature d’un partenariat entre l’inspection d’académie de Pikine-Guédiawaye et le réseau des journalistes de la banlieue dirigé par Amary Guèye de « L’Observateur».

L’inspecteur d’académie estime «qu’il y a des questions souvent agitées et qui nécessiteraient d’avoir un éclairage des structures académiques. Il y a beaucoup de choses qui se passent au niveau de l’éducation et nous aurions souhaité, à travers ce réseau, partager avec les journalistes de manière à pouvoir leur permettre de traiter les questions avec tout le professionnalisme qui sied», a indiqué le patron de l’Ia de la banlieue.

Dans la foulée, le président du réseau des journalistes de la banlieue a promis d’oeuvrer pour que ce partenariat soit fécond. Un magazine annuel dont l’inspecteur d’académie est le directeur de publication a ainsi été lancé. Cet outil devrait traiter des questions liées à l’éducation et aux problèmes de la banlieue dakaroise, notamment des problèmes liés aux inondations, aux salles de classe vétustes et pléthoriques etc.

L’As

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