31 juillet, 2014
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Conséquences néfastes de l’exploitation minière à Kédougou:  La société Civile exige le respect du plan de gestion environnemental.

Conséquences néfastes de l’exploitation minière à Kédougou: La société Civile exige le respect du plan de gestion environnemental.

Les populations de Kédougou et la société civile sont, plus que jamais, déterminées à exiger, des sociétés minières, le respect du plan de gestion environnemental. L’exploitation minière, avec ses dégâts collatéraux sur la destruction de l’environnement, hante le sommeil des populations de la région, notamment, celles riveraines des zones d’exploitation minière. En conclave à Kédougou, les parties prenantes à la rencontre veulent être impliquées dans le processus, afin de mieux défendre les intérêts des populations. L’adjoint au gouverneur de région, chargé du développement, Mamadou Guèye, recommande « des consultations publiques, afin de recueillir l’avis des populations ».
« Nous sollicitons un audit environnemental pour être édifiés sur l’état des lieux ». C’est du moins, une des exigences de la société civile à Kédougou, aux compagnies minières opérant dans la zone. Des propos exprimés par Ibrahima Sory Diallo, secrétaire exécutif de l’Ong « la lumière. Au cours d’un atelier de concertation sur le plan de réhabilitation et de fermeture de la mine de Sabodala, auquel ont pris part, la société civile, l’administration, les services techniques régionaux, la population et la compagnie minière Sgo, les populations n’ont cessé de se plaindre et ont exprimé leur crainte, à cause de la pollution des eaux et l’expropriation de leurs terres. A en croire le secrétaire exécutif de l’Ong la lumière, « le plan de réhabilitation et de fermeture de la mine doit se faire, au jour le jour ». Pour réussir ce pari, ajoutera t-il, « il est important de se baser sur le plan de gestion environnemental et social pour éviter toute répercussion négative sur la population ». Embouchant la même trompette, le président de l’Association Kédougou Action Développement (Akad), Abdou Karim Keita, préconise que « des actions concrètes et visibles soient menées sur le terrain ». Ceci ne pourrait se faire sans « l’implication effective de la société civile, des médias, pour mieux vulgariser le plan », a-t-il plaidé. L’inspecteur régional du travail, Ousseynou Diop, quant à lui, a précisé qu’il faut œuvrer à prendre en compte la sécurité des travailleurs, et faire bénéficier à tout le monde, l’exploitation de la mine. Selon lui, sur les 1245 employés de la compagnie Sgo, la plupart est constituée par des « business partners » qu’il faut sécuriser, à travers des coopératives d’habitats et un suivi médical.

Pour Christian Mace, « la fosse de 940m de long sur 780m de large et 300m de profondeur, ressemblera à un lac à la fermeture ». Le chargé de l’environnement de la Sgo s’est engagé à mieux communiquer, aussi bien, avec les médias qu’avec la société civile, pour une efficacité sans faille sur le terrain.

Dans sa communication, Mamadou Guèye, gouverneur adjoint à Kédougou, chargé du développement, a recommandé l’organisation « de consultations publiques pour recueillir les avis des populations, en vue d’élaborer un guide pour la fermeture de la mine, s’assurer que la nappe ne sera pas contaminée, réhabiliter, au fur et à mesure, sans attendre la fin et penser aux travailleurs et à leur insertion ».

Papis Nimbaly BARRO

(Correspondant à Kédougou)

REWMI QUOTIDIEN