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Consommation de drogue chez les filles- Les populations demandent des sanctions sévères

 L’arrestation d’Aïda Patra suscite beaucoup de réactions au niveau de la banlieue où les populations rencontrées demandent aux autorités de prendre des sanctions sévères à l’encontre de ceux qui s’adonnent à cette pratique.

Selon Alioune Diop, président d’un Centre d’accueil et d’insertion des victimes de drogue, « les sanctions qui doivent être prises par les autorités doivent être sévères pour éradiquer définitivement le fléau  qui commence à prendre de l’ampleur surtout au niveau des quartiers les plus pauvres et enclavés de la banlieue. Ce n’est pas seulement Aïda Patra qui est consommatrice dans ce pays. Il y a des fournisseurs et certains de ses paires qui le fond en cachette. C’est un risque pour les jeunes filles notamment les élèves qui doivent faire des examens ». Pour Lamine Mané, « des échecs de la vie peuvent être à l’origine de la consommation de drogue chez certaines personnes mais il est insupportable de voir des références comme Aïda Patra s’entrainer à fumer du chanvre indien ». Toujours est-il que pour Lamine, « Aïda doit dénoncer ses amis consommateurs et les fournisseurs ». Selon Madame Bâ, une dame rencontrée à Guèdiawaye, « la police doit multiplier des opérations pour mettre la main sur les filles qui consomment de la drogue. La place de la femme n’est pas dans ce milieu. Il n’existe pas que le cas Aïda Patra. Des filles issues de familles religieuses en consomment également », confie notre interlocutrice. « Ce sont de dures sanctions qui doivent être prises à l’encontre de ceux ou celles qui s’adonnent à la consommation de la drogue qui aura de graves conséquences sur la santé de l’être humain », ajoute-t-elle. Il faut noter que dans certains quartiers de la banlieue, la consommation de la drogue est devenue monnaie courante chez les filles âgées entre 18 et 25 ans, de même que chez les garçons dont la plupart sont des conducteurs de charrettes et autres. Des propos confirmés par le gérant d’un Centre d’accueil et d’insertion des victimes de la drogue. Pour un responsable religieux rencontré, « aucune religion ne cautionne la consommation de la drogue. Les plus grands vendeurs et usagers choisissent des localités enclavées pour mener leurs activités illicites. Et l’utilisation de toutes les drogues est à l’origine même des agressions de part et d’autre. C’est aux autorités de prendre des mesures contre les consommateurs. Le seul moyen, c’est la répression qui ne soigne pas le mal qui gangrène la société. Il nous faut des campagnes de sensibilisation au-delà des sanctions ».

Pour cet enseignant, « les parents ont leur part de responsabilité par rapport à la consommation de drogue dont leurs fils et filles s’adonnent ». Il y a quelques mois, la consommation de la drogue avait été encore signalée au niveau de certains établissements scolaires de la banlieue, ciblant ainsi les jeunes filles. Une situation qui oblige les populations de la banlieue à réclamer des sanctions sévères contre ceux ou celles qui consomment de la drogue.

 

Sada Mbodj

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