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Consommer local : Un processus de sensibilisation enclenché

La Confédération paysanne du Sénégal, en partenariat avec l’Ong Adas (Association des artisans du Sénégal), organise le samedi prochain à la chambre de commerce une conférence sur le thème : plaidoyer pour une alternance alimentaire.

Source : Le Matin

Depuis que le président de la République a réaffirmé sa volonté de voir le Sénégal produire un million de tonnes de maïs à la veille de la fête de l’indépendance de 2003 et qu’il l’a encore renouvelé en 2006, la Confédération paysanne du Sénégal s’est lancée dans ce processus de sensibilisation et de conscientisation des masses populaires pour matérialiser ce concept. La production importante de maïs, comme les autres céréales et légumineuses, permettra de réduire, si l’on en croit le document que nous avons reçu, « les importations de riz  » et de bénéficier d’une forte rétention de devises.

Lesquelles devront retourner vers le monde rural pour une grande partie et développer l’agro-industrie. Ce nouveau programme va accroître les investissements dans le monde rural et éradiquer la malnutrition des enfants de moins de 5 ans. D’après les statistiques, 1 enfant sur 5 vit d’insuffisance pondérale. Ce qui constitue un réel problème de santé publique. Pour exécuter ce programme, des stratégies de communication seront mises en place. Il s’agira d’attirer entre autres l’attention des populations, des pouvoirs publics et autres partenaires sur l’importance de la consommation locale. Il existe une soixantaine de variétés de plats et de mets à base de maïs qu’il faut faire connaître et faire apprécier à nos populations.

Mais la population sénégalaise, longtemps habituée au riz importé, commence à avoir une autre image et nourrir un sentiment de suspicion vis-à-vis de cette spéculation. La vulgarisation du « consommer maïs » doit cibler particulièrement les ménages en vue de le substituer au riz importé. Le Sénégal a tout intérêt à se libérer de la tyrannie du riz, nous précise encore le document. La population sénégalaise doit avoir une prise de conscience salutaire, afin de parvenir à résorber la facture de riz importé qui avoisine, dit-on, 120 milliards de Fcfa par an depuis 2000. Le présent programme vise à sensibiliser la population de Dakar essentiellement sur l’importance de la consommation des céréales locales, notamment le maïs.

Il s’agira également, si l’on en croit toujours le communiqué, de favoriser la pénétration du mais dans les habitudes alimentaires des Sénégalais afin d’impulser un mouvement de solidarité envers les producteurs nationaux des céréales. Les jeunes pourront s’adonner à cette nouvelle culture, ses dérivés serviront à alimenter le bétail et les feuilles approvisionneront les usines (à créer) de pâte pour la fabrication de papier.

Les populations ciblées étant les Asc et les Ocb pour faciliter la pénétration du produit dans les ménages, groupements organisés, les restaurants d’entreprise, etc. Contribuer à la redynamisation du secteur agricole et appuyer le programme « plein emploi » du chef de l’Etat reste une autre préoccupation de ces organisateurs. Un autre objectif, concourir à la limitation des importations et varier l’alimentation. Une manière significative de renforcer, nous dit-on, la culture céréalière pour une autosuffisance alimentaire du Sénégal.


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