Education

Construction de l’Université de Thiès : La communauté universitaire reprend son plan d’action

  • Date: 10 juillet 2015

Après huit semaines d’accalmie, les manifestations pour réclamer la construction de l’Université de Thiès (Ut) ont repris. Hier, syndicalistes, enseignants, personnels administratifs, techniques et de service, parents et étudiants ont observé un sit-in pour demander un plan d’urgence pour l’Ut.

 La flamme de la contestation est de nouveau rallumée à l’Université de Thiès. La goutte de trop a été ce début d’incendie qui s’est déclaré mercredi dernier dans le bâtiment abritant l’Institut universitaire de technologie (Iut). Heureu­se­ment, explique Hyacinthe Sène, secrétaire général du Syndicat des travailleurs des établissements scolaires et universitaires (Stesu), le pire a été évité de justesse avec l’arrivée à temps des sapeurs-pompiers. Cela a conduit à l’arrêt des cours au niveau de l’Iut «jusqu’au début de la semaine prochaine pour trouver d’autres bâtiments où continuer les enseignements», ajoute Mamadou Babacar Ndiaye du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). «La situation présente montre à suffisance que nous ne sommes pas dans des bâtiments sécurisés», s’étrangle Saliou Ndiaye du Syndicat autonome des universités et des centres universitaires. D’où l’urgence, pour lui, de construire et d‘équiper l’Université de Thiès pour la doter de bâtiments aux normes de l’enseignement et aptes à faire d’elle une université digne de ce nom.

Devant le rectorat de l’Université de Thiès où ils ont tenu leur sit-in suite à un débrayage à 9 heures, les manifestants ont fustigé l’immobilisme des autorités depuis deux mois, début des manifestations, pour exiger un plan d’urgence pour l’Ut. «Toutes les autorités concernées par la construction et l’équipement de l’Université de Thiès nous on fait des promesses depuis 2012, mais nous les attendons sur le terrain du concret pour les juger. Notre ministre de tutelle a envoyé son directeur de la Cons­truction de même que son directeur général de l’Enseigne­ment supérieur. Le recteur lui rend compte presque quotidiennement pour le mettre au courant de tout ce qui se passe ici. Hier (mercredi), nous avons reçu la visite de la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), Mme Socé Diop Dionne, qui est maître d’œuvre des travaux. Elle nous a informés sur les démarches qui sont en train d’être entreprises.» Toutes tentatives qui, de leur avis, ne les intéressent pas. «Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les lenteurs dans les démarches encore moins les obstacles auxquelles l’agence est confrontée puisque les travailleurs de ladite agence sont payés pour les lever. Ce que nous voulons, c’est que les travaux démarrent et le plus rapidement possible», exige Mamadou Babacar Ndiaye. L’œil rivé sur toutes les autres universités et instituts en construction, dont l’Institut supérieur de l’enseignement professionnel (Isep) de Thiès avec 7 milliards de budget et les Universités du Sine Saloum et de Dakar 2 qui vont coûter à l’Etat 30 milliards chacune, les syndicalistes demandent aux autorités de corriger ce man­que de considération vis-à-vis de l’Ut dont les bâtiments mis à disposition ne coûtent même pas le milliard de francs Cfa et ne sont même pas dignes d’une école élémentaire.
Au niveau des étudiants le sentiment n’est pas meilleur. Ils citent pour les décrier : «L’absence de textes de gouvernance, l’instabilité dans la gouvernance avec 4 recteurs en 4 ans, le gros déficit en infrastructures avec 19 bâtiments en location. Pas d’amphithéâtres, ni d’auditoriums encore moins de laboratoires entre autres revendications comme l’absence de bibliothèques.» Les griefs n’ont pas manqué aux étudiants pour s’indigner du manque de respect à l’endroit de la communauté thiessoise, en particulier celle universitaire. Ils entendent ainsi poursuivre leur plan d’action jusqu’à la construction et l’équipement de l’Ut. Ainsi, espèrent-ils que l’Etat du Sénégal va accélérer les procédures pour diligenter le démarrage des travaux. En somme, la communauté universitaire reste d’avis que seul un plan d’urgence peut sauver l’Université de Thiès.

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