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Contentieux citoyen contre l’Etat Y’en a marre et Cie se trompent d’époque   

REWMI.COM- Les mouvements de société civile que sont Y’ en a marre, Amnistie International et le Forum du Justiciable ont imaginé une nouvelle formule celle d’ouvrir un contentieux citoyen afin d’amener l’État à indemniser à hauteur d’un million de FCFA, les citoyens sénégalais qui avaient été privés du droit de vote pour des raisons liées aux couacs observés dans le vote.

Ainsi, ils demandent aux citoyens lésés de se signaler dans le but de contraindre l’État à prendre en charge un préjudice qu’ils se sont eux-mêmes permis d’évaluer à ce montant.

Ce qui saute aux yeux, à première vue, c’est que ces organisations se trompent de République. C’est le cadet des soucis de Macky Sall de prêter une quelconque attention à ces organisations.

Et pour cause ! Un contentieux autre que judiciaire ne saurait mobiliser l’attention d’une République. Mieux, même si le fait de ne pas voter cause un préjudice, celui-ci qui ne peut être que moral n’est pas quantifiable en argent.

Il s’ y ajoute que l’État ne peut débourser une somme d’argent aussi importante sans passer par un justificatif digne de ce nom comme une décision judiciaire.

Le Sénégal n’est pas encore à l’époque des contentieux citoyens. C’est se tromper d’époque et de République que de le penser.

Et pourtant, les leaders de ces organisations le savent assez bien. Composés de personnalités chevronnées dans les activités qu’elles mènent, elles ne sauraient ne pas se rendre compte qu’elles sont dans le rêve, l’illusion. Et à partir de ce moment, on peut se demander comment ils peuvent perdre du temps à ouvrir ce type de contentieux ?

Alors de deux choses l’une, soit ils y croient vraiment et là ce serait étonnant, soit ils sont en train de faire comme les hommes politiques en versant dans les entreprises de communication avec comme objectif de montrer qu’elles sont utiles à quelque chose.

Et l’un dans l’autre, cela ne fera nullement avancer les choses.

La société civile a un rôle important à jouer en conscientisant les populations et en faisant pression sur les décideurs.

Du coup, ces organisations auraient dû réfléchir à des stratégies beaucoup plus appropriées de lutte. Verser dans un contentieux citoyen,  c’est ménager Macky et lui arracher juste… un sourire.

Si ce dernier n’en a cure des protestations de Abdoulaye Wade au point de partir en vacances le jour même de sa conférence de presse, il n’accordera aucun crédit aux initiatives de ce genre.

Certes la plainte annoncée par les avocats de Mankoo Taxawu senegaal auprès de la Cedeao sera recevable, mais elle a peu de chance de prospérer devant une organisation dont les observateurs mandatés  sur place ont jugé le scrutin transparent.

La réalité est que, la Société civile, à notre sens, a pêché en laissant trop de liberté au régime en place en se faisant signaler par son impuissance qui découle d’un manque de volonté manifeste.

Depuis l’avènement de Macky, Y’ en a marre n’est que l’ombre de lui-même. Les stratégies développées sont inopérantes, des tapes à l’œil qui ébranlent peu le régime.

La Société civile rejoint ainsi l’l’Opposition dans l’inefficacité de l’approche stratégique de combat contre Macky. Et rien d’étonnant que ce dernier fasse des résultats en continuant à gagner.

Et si cela devra perdurer jusqu’en 2019, il n’aura aucune difficulté à avoir un second mandat.

Assane SAMB/Rewmi quotidien

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Un commentaire

  1. Pour le principe et l’éducation, il faut que nous parvenons à une qualification juridique de cette confiscation du droit constitutionnel de vote du citoyen, en fait une confiscation de la démocratie et principal fléau au développement.