SANTE

Contraception : le vrai du faux

  • Date: 26 septembre 2016

Entre les scandales sur les pilules de 3e génération, les nouvelles contraceptions pérennes ou d’urgence, les vrais risques sur la santé et fausses rumeurs, difficile de savoir quelle contraception choisir. En cette journée mondiale de la contraception, 20 Minutes fait le tri entre informations précieuses et intox.

Toutes les pilules sont dangereuses pour la santé.

Faux. Tout dépend de la patiente. « La majorité des pilules sont inoffensives pour la santé, tranche Bernard Hédon, gynéco obstétricien au CHU de Montpellier. Comme pour tout médicament, il faut faire la balance entre bénéfice et risque en fonction de la patiente. Pour celles qui ont des prédispositions aux risques vasculaires et aux cancers, pour les diabétiques, pour les fumeuses, les pilules oestro-progestatives augmentent le risque d’accident vasculaire. » Mais pour les autres patientes, pas d’inquiétude. Comment choisir entre 1er, 2e, 3e et 4e génération ? Caroline Reiniche, sage-femme à l’ hôpital Bichat, rappelle quelques chiffres : « Une femme sans antécédent, qui ne prend pas de pilule, le risque d’avoir un accident cardio-vasculaire s’élève à 1/10.000. Avec une pilule de 2e génération, c’est 2/10.000, pour une pilule de 3e et 4e génération, entre 6 et 8 pour 10.000. Alors certes, elles multiplient le risque, mais il reste très faible. Il est bien plus dangereux d’être enceinte (10/10.000) que de prendre la pilule ! »

Il est interdit pour une fumeuse de prendre la pilule.

Vrai et faux. Le risque dépend de l’âge de la patiente. « A partir de 35 ans, le cumul du tabac à forte intensité et d’une pilule oestro-progrestative multiplie le risque d’avoir un infarctus ou un AVC par 20, détaille le Pr Hédon. « Mais avant 35 ans, il est totalement absurde d’interdire la pilule à une fumeuse ! », martèle Caroline Reiniche.

Il est mauvais pour la santé de prendre la pilule en continu.

Faux. « La prise de pilule en continu ne présente ni plus ni moins de risque que la prise en discontinu, synthétise la sage-femme. D’ailleurs, lors de son invention, la pilule contraceptive devait être prise en continu. Mais certaines femmes étaient perturbées de ne pas avoir de règles. Qui ne sont pas de vraies règles d’ailleurs, mais une hémorragie de privation liée aux hormones. Les règles, ce n’est donc pas une obligation ! »

Il est même plutôt indiqué pour les femmes souffrant de règles très douloureuses,d’endométriose ou même pour des raisons de confort (examen, compétition sportive) d’enchaîner les plaquettes. Mais le Pr Hédon met en garde : « Au bout d’un moment, les femmes peuvent avoir des petits saignements en continu assez désagréables. Je conseille donc tous les trois mois d’arrêter la pilule pendant une semaine pour avoir de vraies règles. »

Prendre la pilule pendant des années rend stérile.

Faux. La pilule n’a aucune conséquence directe sur la fertilité. Et le gynécologue de préciser : « En prenant la pilule, on masque le cycle génital, on ne le bloque pas. Il fonctionne donc normalement. » Mais les deux professionnels pointent la vraie cause de la hausse de stérilité : l’âge. « La fertilité culmine entre 20 et 25 ans, reste stable entre 25 et 30 ans et diminue à partir de 30 ans, précise Caroline Reiniche. Or, aujourd’hui l’âge sociologique pour la procréation est en décalage avec l’âge idéal biologique. »

Implant, patch, anneau vaginal, ces méthodes sont moins dangereuses que la pilule contraceptive.

Vrai et faux. Il faut différencier ces méthodes. L’anneau vaginal et le patch envoient des hormones oestroprogestatives. « La méthode change, mais ces techniques sont équivalentes à des pilules de 3e génération », souligne la sage-femme. En revanche, l’implant est un microprogestatif et ne présente donc aucun risque cardio-vasculaire.

Il est risqué pour une femme qui n’a pas eu d’enfant d’avoir un stérilet.

Faux. Pendant des années, les femmes qui n’avaient pas eu d’enfant rencontraient des difficultés pour obtenir un Dispositifs Intra utérins (DIU). Or les récents scandales sur les pilules de 3e génération ont encouragé les patientes à demander un stérilet. Alors, vraiment dangereux ? « Lors de l’insertion du DIU, il existe un risque d’infection car les microbes peuvent passer du vagin à l’utérus, explique Caroline Reiniche. Mais ce risque dure précisément 21 jours après la pose. Après, le risque d’infection génitale n’est pas plus important chez les porteuses de DIU que chez les autres. » « Les bénéfices du stérilet sont multiples : c’est une contraception de longue durée et il n’y a pas de risque d’oubli », renchérit Dr Héron. Un avantage de taille quand on sait que20 % des femmes de 21 à 29 ans oublient leur pilule une fois par semaine minimum selon un sondage Opinionway.

Il faut changer de stérilet tous les ans.

Faux. Au contraire, c’est une solution de longue durée ! Mais cela dépend des DIU : ceux à hormones peuvent durer jusqu’à cinq ans. Ceux en cuivre entre 4 et 10 ans. Et attention, le DIU en cuivre est efficace (à 99 % !) dès la pose, celui aux hormones deux jours après la pose. Et la sage-femme de rappeler : « Les DIU aux hormones n’envoient que de la progestérone, donc il n’y a pas de risque cardiovasculaire. »

Les pilules contraceptives ont un effet sur la libido.

Vrai. Les hormones, qu’elles soient synthétiques ou naturelles ont un effet sur la libido. « C’est possible, mais pas systématique, nuance Bernard Hédon. Encore une fois ça dépend des patientes. Certaines ont une meilleure libido car elles se sentent libérées du risque de grossesse. Mais d’autres se plaignent d’un effet négatif. » Et l’effet est corrélé à la nature de la pilule également. « Les pilules de 3e génération sont censées être plus favorables à la libido », avertit Caroline Reiniche.

La pilule du lendemain, il faut la prendre dans les 24h.

Vrai et faux. Parmi les contraceptions d’urgence, il faut différencier pilule du lendemain (NorLevo) et pilule du surlendemain (EllaOne). La première sera efficace pendant trois jours, la deuxième jusqu’à cinq jours. « Mais la règle dans tous les cas, c’est le plus tôt sera le mieux ! » rappelle le gynécologue. En clair, ces deux pilules sont efficaces à 95 % si elles sont prises dans les 24 heures après le rapport à risque. Petit conseil de la sage-femme : « garder une contraception d’urgence chez soi en avance, pour éviter d’avoir à négocier avec le pharmacien un dimanche… »

L’examen gynécologique est obligatoire pour obtenir une contraception.

Faux. Aucune obligation, répondent les deux spécialistes. « Si la patiente n’a pas de vie sexuelle, il n’est pas logique de lui faire un examen clinique, souligne Bernard Hédon. Ce type d’examen devient nécessaire à partir de 25 ans pour faire un frottis. » Et Caroline Reiniche va plus loin : « Une femme a le droit de refuser tout geste. L’examen gynécologique n’est obligatoire que pour une raison : la pose de DIU, on ne sait pas encore faire mieux… »

Auteur: 20minutes.fr – 20minutes.fr

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