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CONTRACEPTION- Religion et planification familiale font bon ménage

 L’espacement des naissances soutenu par les méthodes modernes de Planification familiale (Pf) n’est pas en contradiction avec les prescriptions religieuses selon le Cadre des religieux pour la santé et le développement (CRSD) au Sénégal.

La religion musulmane s’accorde sur les vertus de la Pf.  Et pourtant, la mayonnaise n’a pas encore  pris  au Sénégal.  Beaucoup de musulmans et de surcroît des islamologues sont hostiles à la Planification familiale (Pf) au Sénégal à cause de la mauvaise perception qu’ils ont de cette approche familiale. Mais l’Islam n’est pas opposé à la Planification familiale (Pf). C’est le point de vue du coordonnateur du Cadre des religieux pour la santé et le développement (CRSD) au Sénégal. «L’espacement des naissances est bien permis par l’Islam, depuis l’époque du Prophète, depuis le azl. Pour analogie, nous pensons que le azl doit être comparé aux méthodes modernes de contraception», a dit Cheikh Saliou Mbacké face à la presse, hier. À l’en croire, la Planification familiale (Pf), en tant que moyen d’espacement des naissances, est permise en Islam pour les couples légalement constitués. «Toutes les méthodes traditionnelles et modernes conformes aux conditions de légalité, de sûreté et de temporalité posées par l’Islam sont autorisées», a-t-il ajouté. Toujours est-il que selon M. Mbacké, la Planification familiale (Pf) ne peut être assimilée à la limitation des naissances. «C’est l’espacement des naissances qui est admis par l’Islam », informe-t-il, soulignant que « les religieux qui n’ont rien compris font de la confusion. Ils tendent à prendre la Planification familiale (Pf) pour la limitation des naissances ». Il estime qu’il faut opposer à ces religieux un argumentaire leur permettant de mieux saisir la nuance entre les concepts de limitation et d’espacement des naissances. Pour cela, il faut une unité autour de la promotion des méthodes modernes de Pf.

Le CRDS apprend qu’il peaufine un projet qui impliquera  davantage les leaders  religieux à cet effet. D’après les chiffres officiels relevés par ces religieux, la situation de la santé maternelle et infantile liée à la reproduction est très préoccupante au Sénégal. Les taux de mortalité infanto-juvénile et maternelle sont trop élevés. Au moins, 75 décès pour 1.000 enfants de moins de 5 ans et 392 décès de femmes pour 100. 000 naissances vivantes, sont enregistrées, chaque année.

Pour le Pasteur Pierre Adama Faye, les religieux sont appelés à jouer le maillage entre le temporel et le religieux. «Le temporel, c’est que nous appuyons l’État à aller au fond fin des régions, des quartiers où l’État n’a pas la parole», a-t-il expliqué.

M BA

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