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LA CONTRIBUTION DES SAGES-FEMMES ITINÉRANTES SALUÉES A MATAM ET SEDHIOU

La stratégie des sages-femmes itinérantes (SAFI) a permis d’améliorer les indicateurs de la sante de la reproduction dans les régions de Matam (nord) et de Sédhiou (sud), ont affirmé des responsables sanitaires des deux régions.

Ils participaient au démarrage des travaux de la revue finale du projet-pilote de la stratégie des sages-femmes itinérantes (SAFI) dans les régions de Sédhiou et Matam, à l’initiative de la Cellule de la santé communautaire du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

La SAFI, « une stratégie innovante », a permis de rapprocher les soins des populations des zones les plus reculées de Matam, a indiqué Aïchatou Barry Diouf, le médecin-chef de la région médicale du même nom, au cours d’une rencontre consacrée à cette question.
Selon Mme Diouf, la SAFI a permis une réduction du taux de mortalité maternelle, passé de 465 décès pour 100 mille naissances vivantes à 300 décès pour 100 mille naissances vivantes.

« Matam est l’une des régions les plus vastes du Sénégal, avec en son sein des localités extrêmement enclavées. Avec une telle stratégie, les populations ont maintenant un meilleur accès aux soins de santé », a retenu docteur Diouf, qui souhaite que cette stratégie soit étendue à « tous les postes de santé de la région de Matam ».

Avant la mise en œuvre de la SAFA à Sédhiou, cette région « n’avait qu’une dizaine de sages-femmes », a pour sa part indiqué Malick Hanne, médecin-chef du district sanitaire de Goudomp, représentant le médecin-chef de la région de Sédhiou (sud).
Aujourd’hui, « cette région compte 55 sages-femmes couvrant ainsi l’ensemble des postes de santé de la zone où le taux d’accouchement qui était à 30 est passé à 80 », a-t-il fait observer.

« Cela veut dire qu’il y a un apport significatif de cette stratégie-là », du point de vue par exemple des indicateurs de la Planification familiale, « pour lesquels nous sommes passés de 10 à 12 points », a fait valoir docteur Malick Hanne.
« Pour ce qui est de l’achèvement, on est passé de 30 à 45. Ce sont là des éléments qui ont contribué à l’amélioration des indicateurs en termes de santé maternelle », a-t-il ajouté.

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